
Politique
Il ne reste plus que 67 jours, soit deux mois et une semaine, conformément au calendrier électoral du 5 novembre 2017, pour que les Congolais se rendent aux urnes et opèrent leur choix parmi les 21 candidats à la magistrature suprême, plus de 15 300 députés nationaux et 19 000 députés provinciaux.
Mais sur le terrain, la tension est montée d'un cran entre l'Opposition politique et le Front commun pour le Congo (FCC) d'une part, l'Opposition et la Ceni d'autre part, sans oublier les opposants et le gouvernement.
En effet, après son meeting du 29 septembre dernier à Kinshasa, sur l'esplanade du boulevard Triomphal, l'Opposition a été empêchée de se rassembler, samedi 13 octobre, à Lubumbashi. Des scènes de brutalité à l'endroit de certains candidats président de la République et autres députés nationaux ont été décriées par des ONG, notamment ACAJ et IRDH.

Le 10 octobre, les opposants candidats à la présidentielle du 23 décembre ont manifesté leur "indignation" au regard du traitement "dégradant" dont ils ont été victimes de la part du président de la Ceni, Corneille Nangaa. Divisés sur le recours à la machine à voter, la Ceni et les candidats président de l'Opposition s'étaient convenus de la Checker pour vérifier s'il n'est pas question d'une machine à voler.
"l'Opposition n'est pas prête pour les élections, et veut une transition"

Mais l'Opposition a exigé de tester préalablement son fondement juridique. Et Nangaa a demandé à tout celui qui ne s'inscrit pas dans sa démarche de vider la salle. Fayulu, Matungulu, Kamerhe, Jaquemain Shabani (représentant Félix Tshisekedi), Théodore Ngoyi... ont claqué la porte. On accuse, entre autres, le candidat du FCC de jouir des moyens de l'État pour battre sa pré campagne, et de bénéficier d'un traitement particulier.
Un climat de méfiance s'installe du coup. Pour l'Opposition, "Nangaa roule pour le pouvoir, et il vient de le prouver". Propos balayés d'un revers de la main par le FCC qui accuse l'Opposition d'avoir peur des élections. Pour Justin Bitakwira, "l'Opposition n'est pas prête pour les élections, et veut une transition". Ce membre du gouvernement met en garde et prévient qu'"il n'y aura pas une seule seconde de prolongation".
De son côté, le Conseil de sécurité de l'ONU en appelle à des élections inclusives et transparentes, et soutient un consensus autour de la machine à voter.
De l'autre côté, c'est un sentiment d'incertitude qui domine du côté de la société civile qui estime que la Ceni n'est pas prête à organiser les élections ce 23 décembre, tous les moyens logistiques et matériels n'étant pas réunis.
Pour l'instant, un autre meeting de l'Opposition est prévue ce 26 octobre à Kinshasa. Jean-Pierre Bemba appelle les Kinois à répondre nombreux à ce rendez-vous pour dire non à la machine à voter.
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