
Politique
De retour à Kinshasa après un séjour dans l’espace Schengen, Jean-Paul Moka Ngolo Mpati, candidat recalé de la course à la prochaine élection présidentielle et colistier du candidat validé Tryphon Kin-kiey Mulumba, n’a pas tardé de délier sa langue. Il parle du processus électoral dont l’épineuse question de la machine à voter reste préoccupante, du fichier électoral accusé d’être corrompu, de la pollution de l’actuel climat politique ; mais surtout de l’avenir radieux du Congo-Kinshasa après les scrutins de décembre prochain.
Ce, en proposant des voies et moyens susceptibles de prévenir le chaos post-électoral, et par ricochet, une nouvelle vague de crises aux conséquences dévastatrices, du reste, inacceptables. Le décor tel que planté, rappelle-t-il, n’est pas perméable à la tenue des élections consensuelles et crédibles.
Au cours d’un entretien, avec la presse kinoise à la rédaction de "Univers groupe télévision", à la Cité du Fleuve de Kinshasa, vendredi dernier, le Président du "Mouvement Bleu" est resté, sans se voiler la face, favorable à une courte transition spéciale et curative en lieu et place de fléchir aveuglement face au plan de la Ceni, soit, du Gouvernement qui serait d’imposer la machine à voter, en dépit de son désaveu par une frange importante des parties prenantes aux scrutins du 23 décembre prochain.
Voie de la sagesse
A moins de 50 jours des élections en RD Congo, après deux rendez-vous manqués en 2016 et 2017, place, patriotisme exige, aux Intelligences capables de prévenir la vente et la prostitution du pays de Lumumba-Mzee qu’ose entretenir, de près ou de loin, ceux qui prennent en otage le processus électoral et le pays.
Aux antipodes de ceux qui disent non à la machine à voter et qui ne proposent aucune piste de solution de bon aloi, Jean-Paul Moka Ngolo Mpati, Professeur d’Université et Politique des longues dates, a décidé de hausser sa voix et trancher en faveur d’une courte transition curative en termes de solution efficiente au dilemme en présence dans l’arène politique. C’est, en effet, au regard de cette vision patriotique qu’il n’a ménagé aucun effort, dès son atterrissage dans la capitale congolaise, la semaine dernière, pour se confier à la presse, vendredi 2 novembre dernier, à la rédaction de "Univers groupe télévision".
Position radicale
Le colistier du candidat Kin-kiey Mulumba Tryphon tient mordicus à la mise à l’écart de la machine à voter pour baliser la voie de la tenue des élections dont les résultats ne seront aucunement contestés par l’opinion tant nationale qu’internationale. Il insiste, en outre, sur le fichier électoral dont près de 10 millions d’électeurs sans empreintes digitales restent de nature à décrisper davantage le climat politique.
A cela, le président du Mouvement Bleu met un accent particulier sur la mise en œuvre intégrale de l’Accord de la Saint Sylvestre signé en 2016 au Centre interdiocésain de Kinshasa sous la férule de la CENCO et dont l’application n’a été jusqu’ici que sélective. Jean-Paul Moka préconise cette courte transition, qui se voudra spéciale, avec ou sans le Président Kabila.
L’idéal, souligne-t-il, est de prévenir que guérir en lieu et place de patauger dans la léthargie en sacrifiant l’intérêt général à venir du seul fait de laisser la Ceni faire. Car, poursuit-il, le monde entier a ses yeux braqués sur Kinshasa qui est censé dire adieu à l’actuelle crise par la tenue des élections crédibles, transparentes et apaisées. Ainsi, à 17 jours de la campagne électorale, fustige-t-il le retour au pays dans les conditions inhumaines des milliers de congolais expulsés brutalement du pays de João Lourenço.
Soucieux, dans tous les cas, de promouvoir les talents que regorge son pays, Jean-Paul Moka digère amèrement la méconnaissance manifestée par bon nombre de congolais, de la tête au pied, du grand et historique Prix Nobel de la Paix 2018 dont le docteur Denis Mukwege, digne fils du pays et célèbre gynécologue-obstétricien, a été bénéficiaire.
Du combat titanesque
Professeur de son état et leader politique du Mouvement Bleu, Jean-Paul Moka qui, tout compte fait, se dit prêt à affronter les élections le 23 décembre prochain, à condition qu’elles soient équitables et démocratiques, craint sans doute le pire en perspective, qui résulterait de l’incapacité de la Ceni de convaincre la classe politique quant aux enjeux à l’épicentre des querelles dont l’usage de la machine à voter.
Hélas ! Force est de noter qu’outre son point de presse du vendredi dernier, il a poursuivi ses bons offices sous la houlette du Patriarche du Grand Bandundu et Premier ministre honoraire, Nsinga Udjuu, pour la candidature unique des filles et fils de cette partie du territoire national.
Tenez ! Si Corneille Nangaa peut organiser les élections le 23 décembre sans la machine à voter, chose qui paraît de plus en plus chimérique, Jean-Paul se dit être en ordre de bataille avec son colistier Kin-kiey Mulumba et tous les affidés de son parti politique ayant postulé à la députation nationale et provinciale.
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