
Société
« Nous supplions les autorités d’enlever cette usine de farine. Nous voulons la sécurité de notre hôpital Moyi mwa tongo. C’est ici que nous nous faisons soigner », ont scandé les élèves de l’école Petite Flamme (Limete-Kingabwa), bénéficiaires des soins de santé à l’hopital Moyi mwa tongo (4e rue Limete), victime de l’écroulement en août dernier du silo de la minoterie FAB Congo (5e rue Limete) ayant causé 5 morts et plusieurs blessés.
Des banderoles en mains appuyées des fanfares, le personnel soignant et administratif du centre médical Moyi mwa tongo accompagné des bleu-blanc ne jurent que par la délocalisation de l’usine de fabrication de farine dont ils sont dos à dos, partageant un mur mitoyen.
C’est ce que réclament à cor et à cri le personnel du centre médical Moyi mwa tongo et les élèves bénéficiaires de soins de santé au cours d’une manifestation organisée ce mercredi 21 novembre dans l’enceinte du centre médical Moyi mwa tongo, sur la 4e rue, Limete-Industriel.

Et pour cause, le non-respect des engagements pris par Fab Congo. Ce dernier n’a pas respecté ses obligations après l’écroulement de son silo le 28 août dernier causant des morts et blessés.
Il était question pour Fab Congo, selon les revendications de Moyi mwa tongo, de délocaliser l’usine, dédommager des victimes et réparer les dégâts matériels qu’avait subis le centre médical.
Pour apaiser les esprits, le ministre de l’Urbanisme et Habitat a effectué une descente sur le lieu le 16 du mois en cours et a scellé l’usine. Malgré le passage de l’autorité, ils constatent que l’usine continue de fonctionner. « Ce qui étonne, c’est que malgré le scellé posé par le ministre Kokonyangi et la lettre du gouverneur de la ville qui demande à Fab Congo d’arrêter le travail, les agents de l’usine poursuivent leurs tâches sans être inquiéter », renseigne une note du centre Moyi mwa tongo.
Deux ans passés, le centre médical rappelle avoit adressé une mise en garde contre l’usine lui notifiant que le lieu sur lequel elle s’apprêtait à lancer les travaux de construction n’était pas indiqué pour ce genre d’activité.
En dépit de ces avertissements, l’usine a été construite. Le constat fait est que la poussière de farine y émanant forme une couche qui s’éparpille sur une partie du centre médical troublant ainsi la quiétude des femmes dans la maternité.
Afin d’éviter un autre accident de la même ampleur, tout ce que souhaite le centre médical Moyi mwa tongo est et reste la délocalisation sous aucun autre forme de procès de l’usine de la mort pour la protection du personnel, des malades et du bâtiment.
Vue de la partie arrière de l'hôpital endommagé par l'écroulement du silo de l'usine de la mort non encore reconstruite (Ph. mediacongo/MCP)
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