
Afrique
Des propriétés de la famille présidentielle du Gabon ont fait l’objet d’une perquisition à Paris. C’est le rebondissement de l’affaire dite des biens mal acquis.
Les Bongo de nouveau dans le collimateur de la justice française. En cause : la perquisition effectuée le 30 janvier dans des résidences des membres de la famille du défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba, disparu il y a près de 10 ans.
D’après la Lettre du continent, il s’agit des propriétés acquises à Paris par Omar Bongo dans les années 1970-1980. Des biens acquis frauduleusement, c’est-à-dire avec l’argent du contribuable gabonais, à en croire la partie civile dont Transparency International (TI).
Mais, si le volet gabonais des biens mal acquis avait été clos en fin octobre 2017, Me William Bourdon, avocat de TI estime qu’il y a de nouvelles informations susceptibles de ressusciter cette affaire. Autrement dit, ce rebondissement devrait par exemple aider à « identifier de nouveaux comptes bancaires, de nouveaux mouvements financiers et donc, d‘établir une cartographie des biens immobiliers suspectés d’avoir été acquis par des moyens illicites » , selon l’avocat.
Éclaboussant plusieurs chefs d‘État africains dont le Congolais Denis Sassou-Nguesso et l‘Équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbassogo, l’affaire des biens mal acquis est souvent à la base de querelles diplomatiques entre ces pays et la France.
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(g à d) Omar Bongo et Ali Bongo Ondimba