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Assassinat de Rossy Mukendi : qui en sont les vrais auteurs ?

Assassinat de Rossy Mukendi : qui en sont les vrais auteurs ? 2020-02-25
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25 février 2018-25 février 2020, cela fait deux ans jour pour jour que l’activiste catholique, membre du mouvement citoyen « Collectif 2016 » a été lâchement abattu par un officier de la police congolaise alors qu’il protestait contre un régime infernal, ne souhaitant que l’alternance au sommet de l’Etat pour le bien-être des citoyens de son pays. Menant aisément sa vie quand un jeune homme de 35 ans, rempli d’ambitions et croyant sincèrement en un Congo prospère, laisse femme et enfants dévastés par la perte de celui qui a été cher pour eux, le meurtrier de Rossy Mukendi Tshimanga court toujours.

Depuis, des hommages s’enchainent. Certains de ses compatriotes et beaucoup de congolais qui voient en lui « l’incarnation du courage de Patrice-Emery Lumumba » souhaitent le voir élevé au rang de « héros national » pour avoir lutté contre un troisième mandat de Kabila, combat enfin gagné. Une lutte louable et noble, certes.

Cependant, devait-il mourir ainsi ? L'ampleur de ce combat était-ce opportune ?

Rossy Mukendi lors de la marche du 25 février 2018

Si les congolais doivent écrire l’histoire de leur pays, celle-ci devra retranscrire les faits dans toute leur véracité y élaguant les détails farfelus enjolivant les récits.

Le cas échéant, c’est l’histoire d’un clan anonyme qui s’arroge des prérogatives de décider des actions du peuple, lui volant le libre arbitre en lui imposant une autre façon de penser, une lecture tordue des faits. Il use de leur notoriété et pouvoir de persuasion afin de manipuler, à leurs fins, le concept des idéaux pour lequel milite l’avenir de demain : la jeunesse.

Cette dernière qui ne cesse de se remettre quotidiennement en question sur son lendemain incertain au regard des actions posées par des dirigeants qui ne se soucieraient que de leurs propres intérêts, est une proie facile pour ces « leaders » en quête de pouvoir ; à la merci et livrée ainsi à leurs « bourreaux ». En effet, ces derniers ne cherchent qu’en réalité, à assouvir leur besoin les plus basiques : « gouverner et dominer ». Ne pouvant mener une guerre de front contre les dirigeants, ils se reposent sur le peuple, la masse, en leur présentant une actualité concoctée sur-mesure dans le seul objectif de conforter leur attente. Les instigateurs de cette machination se forment ainsi une armée redoutable en vue de faire fléchir le pouvoir en place.

Des termes du genre « glissement », « décrispation politique » et autres explications bien élaborées envahissant l’actualité circonstancielle sur la situation du pays, ont ainsi vu le jour.

Rien de tout ceci, Rossy Mukendi se délecterait ce jour de sa victoire

Et pourtant, « Notre engagement à respecter la Constitution demeure sans équivoque », avait réitéré Joseph Kabila dans son dernier discours devant le Parlement le 18 juillet 2018. Il l’a toujours dit et répété « je vais respecter la constitution ».

 

Joseph Kabila devant le parlement le 18 juillet 2018

Malgré sa ferme volonté de respecter les textes exprimée en si peu de mots, pour ses adversaires l’ancien chef de l’Etat n’a pas su saisir toutes les opportunités de décrisper la situation du pays dont il était le garant.

Pas de calendrier électoral, pas d’argent pour l’organisation des élections, après les éclaboussures de 2016 où il a été pointé du doigt de vouloir se maintenir au pouvoir, les pourfendeurs de la thèse « briguer un troisième mandat » ont récupéré cette situation en jurisprudence pour justifier leur démarche.

Entre les marches de protestation conduite en dates du 31 décembre 2017, 21 janvier et 25 février 2018 par le comité laïc de coordination (CLC) pour inciter le président Joseph Kabila à quitter le pouvoir et à organiser les élections, partant du postulat basé sur le respect de la loi fondamentale de ne pas se représenter comme candidat aux prochaines élections tant attendues censées souffler le vent du changement sur le pays et tenant compte du jour qu'on a fixé la tenue de celles-ci, en l’occurrence le 5 novembre 2017, par la Ceni, les manifestants auraient pu prendre leur mal en patience jusqu’à la date butoir de dépôt de candidatures pour la présidentielle couplée aux législatives nationales prévue le 30 décembre, soit le 8 août 2018, afin de connaitre qui, à défaut de l’autorité morale, serait le dauphin. Leur colère serait légitime.

Certainement, à l’heure même, Rossy Mukendi relaterait le combat pour l’alternance à son enfant âgé de 2 ans.

Belomp Z
MEDIA CONGO PRESS / Mediacongo.net
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12 commentaire(s)

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gomes | IQNKUTC - posté le 27.02.2020 à 09:58

ROSSY, QUE TON AME REPOSE EN PAIX. VOUS ETES PARTI, MAIS LA LUTTE CONTINNUERA TOUJOURS JUSQUE À LA VICTOIRE.

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Mampuya | T6L7OKA - posté le 25.02.2020 à 21:39

(suite). Je n'acceterais jamais,alors jamais , que Mobutu et Kabila étaient des mauvaises foi, qu'ils n'étaient pas sincères dans leurs dèclarations solonnelles.Plutot qui était, et qui est le vrai chef occulte des opposants d'hier et d'aujourdh'ui.

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Mampuya | T6L7OKA - posté le 25.02.2020 à 21:37

(suite), un commandos"invisible" sémait la mort et dèsolation pour aider Ouattara, et emputé la faute à Gbabo. Le commendant de cette unité là sera liquidé par les hommes de Ouattara pour le faire taire. Ainsi pour conclure, au Congo depuis le discours de Mobutu, que nous ètions entré dans le monde de l'intoxication. Mais pour l'intéret de qui et de quelle puissance. Ainsi quand nous parlons de la balcanisation et de la divison du Congo, nous fairons mieux de nous pancher sur toutes les manifestaions qui nous ont accompagnées, pendant des années pour cette fameuse lutte contre des dicatures de Mobutu, ou Kabila. Je n'acceterais jamais,alors jamais , que Mobutu et Kabila...

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Mampuya | T6L7OKA - posté le 25.02.2020 à 21:35

(suite).Chacun prétend d'avoir conquis une victoire. Ainsi un jour il faut un travail de fond,pour dénicher cette cellula là de disinformation qui a couté la vie aux congolais. En Roumanie, Ciauscescu ètait tombé, sur base d'une fosse information,suivant la quelle il y'avait des massacres dans une ville Timisoara. Pour le besoin de la cause des cadavres des cimétieres ètaient desenterrés,photografiés, diffusés dans le monde. Après la mort de ciaucescu et sa femme, qu'on dècouvrira qu' il n'y avait jamais eu des massacres à timisoara. De meme en Coté d'Ivoire dans une commune Yaoupon, un commandos"invisible" sémait la mort et dèsolation pour aider Ouattara, et emputé la...

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Mampuya | T6L7OKA - posté le 25.02.2020 à 21:32

(suite) Aucun. la CENCO, avec son CLC, ont largement contribué à la déterioration de la situation politique du pays. En chirurgie, quand le malade meurt sur la table opératoire, quelque soit la complecité de l'interventio,ou sa simplicité. Le chirurgien passe des nuits d'insomnies,parfois des remous,parceque la dècision de l'intervention est de lui meme. De meme, au Congo, les opposants,les organisateurs des marches,des violences,ecc aucun ,alors aucun n'a jamais mis en doute l'utilité des ces manifestations,et les paroles de kabila sont restées lettres mortes.Chacun prétend d'avoir conquis une victoire. Ainsi un jour il faut un travail de fond,pour dénicher cette cellula là...

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Mampuya | T6L7OKA - posté le 25.02.2020 à 21:30

Si Rossy Mukendi Tshimanga était vivant allait-il aujourdh'ui comprendre le sens de son combat ? Peut etre oui,et peut etre non. Aujourdh'ui depuis que tshilombo est aux affaires, la situation du quotidien Congolais reste la meme. Les difficultés financières sont plus aigues, sous le cendre il y'a encore du feu. Aujourd'ui la parole des opposants d'hier,le silence,l'intimidation,nous devons accompagner Tshilombo. Alors devant un chef de l'Etat qui dècalrait vouloir respecter la constitution, combiens d'opposants lui avaient tendus la main, de vouloir comprendre dans le fond la vèridicité de son message et la situation èconomique complexe du pays ? Aucun. la CENCO, avec son CLC, ont...

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 25.02.2020 à 18:38

Qui était ROSSY MUKENDI dans la politique congolaise, quel était son rôle au sommet du pouvoir en RDC ou dans l'opposition pour que Kabila s’intéresse a lui plus que les autres comme Etienne Tshisekedi connues opposant ou Bemba et les autres qui n'ont jamais reçues des balles ? alors qui était ce Rossy Mukendi si important pour que le sommet de l'état ordonne sa mort ? fouteuse congolaise la mort de ce type peut être juste la responsabilité d'un militaire zélé ou ivre qui l'avait abattus sans recevoir des ordres de personne comme les policiers lynché et brûlés a KIN

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 25.02.2020 à 18:30

SHAKA: il y a eus des policiers morts lynchés et brûlés a l'UNIKIN pendant la révolte étudiants a l'UNIKIN il y a quelques Mois a qui vous attribués ces meurtres a FELIX ou a son ministre de l'intérieure KanKonde ? tout est tribalisme en RDC ,la mort de Rossy on l'attribue a Kabila parce qu'il faut l'accablé détesté par les autres tribus de la RDC ayant une raison de détesté les Kabila et l'Est responsables de leur fin de règne ou de non victoire a la présidentielle,un militaire peut commettre toujours un bavure sans forcement recevoir des ordres de la présidence ,quel président peut ordonner un policier de tirer combien des policiers ont seulement l'occasion de rencontré...

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 25.02.2020 à 18:20

il y ades policiers mort a l'UNKIN lynchés et brulés a qui vouqs attribués ces meurtres ? a Felix ou son ministre de l'interieure K

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Milord Kabengwa | DLI4Q6R - posté le 25.02.2020 à 18:14

C journaliste énerve...une façon tacite de déresponsabiliser Kabila des morts de gens. Il est et il restera à jamais responsable morale de tous les morts que nous avons connu pour l'alternance. Rien ne justifiait e manque d'argent lorsqu'on sait qu'il avait 5 ans pour préparer les élections. D'ailleurs c'était un injure pour le peuple que de dire nous n'avions pas l'argent pour les élections, voire une haute trahison. Même si aujourd'hui, pour une raison ou une autre, il n'est pas poursuivi, il le sera un bon jour. Même après 20ans ou post mortem. Qui vivra verra.

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Andele | 9EJ2677 - posté le 25.02.2020 à 16:58

Notre frère Rossy a participé efficacement à mettre cette pression bénéfique pour la nation. Pression sans laquelle JKK n'aurait pas cédé. Il (Rossy) mérite les hommages de tous...

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Andele | 9EJ2677 - posté le 25.02.2020 à 16:54

Il n'est point de doute : JKK est parti suite à la pression. La volonté de continuer était claire : le mandat du président étant de 5 ans, il a pris sept ans (deux ans de plus !), puis "pas d'argent pour l'organisation des élections" (alors que plus tard la RDC a organisé les mêmes élections avec ses fonds propres), puis, coûte que coûte machine à voter, à la fin, des hésitations pour presenter son dauphin (qui a mordu la poussière parce que non préparé et connu aux dernières heures du délai dde dépôt de candidature)

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