
Economie
Les mesures de prévention contre la propagation du COVID-19 frappent de plein fouet le secteur du transport en commun. Si elles sont salutaires pour la population, leur mise en œuvre entraine un manque à gagner et/ou de pertes sèches dans les chefs des transporteurs tant privés qu’étatiques.
Afin d’éviter l’anarchie, le gouvernement devrait opérer le choix entre « compenser la perte » ou « consentir à la hausse des prix de la course » en cette période de confinement. Objectif : réduire la perte des opérateurs économiques de ce secteur et les mettre en condition de respecter les règles d’hygiène édictées pour le bien de la population.
En effet, cette perte et/ou manque à gagner est variable par catégorie de transporteurs. Pour un Taxi-moto, désormais obligé de prendre un seul passager au lieu de deux, c’est 50% du chiffre d’affaires qui tombent à l’eau.
En d’autres termes, ce taximan respectait la décision gouvernementale de sacrifier un siège à chacune de ses courses de la journée, il aura perdu 9 000 CDF représentant la moitié de son chiffre d’affaires. C’est sans compter que son budget de consommation en carburant, l’équivalent en franc congolais de 5 à litres d’essence, sera affecté.
Un manque à gagner qui crée la hausse du prix de transport à Kin
Avec des mesures prises sans le soutien financier, nous risquons de créer un problème tel que la hausse du prix de transport à Kin, ce qui entrainera la hausse des prix des produits de premier nécessité un impact négatif dans le panier de la ménagère.
En ce qui concerne un véhicule Taxi communément appelé « ketch », la mesure gouvernementale oblige cette catégorie à céder un siège pour toutes les courses jusqu’à nouvel ordre. Cette cession génère un manque à gagner de 25% de son chiffre d’affaires journalier fixé à 35 000 CDF.
En d’autres termes, chaque taximan perdra 8 750 CDF par jour sans compter une partie de ses revenus consacrée à la dépense du carburant allant de 15 à 20 litres.
Pour un mini-Bus 207, le manque à gagner est évalué à 50% du chiffre d’affaires journalier. Ce, d’autant plus que le nombre de sièges requis pour une course a été réduit de moitié. Cela signifie que sur les 80 000 CDF des revenus à verser auprès du propriétaire, seuls 40 000 CDF sont captés si et seulement si le chauffeur respectait strictement les mesures édictées.
Cette situation n’épargne pas la société publique Transco dont le nombre de sièges à occuper a été réduit de 50 à 20.
Pour toutes les catégories de transporteurs du secteur privé, il se pose un sérieux problème d’incompréhension au sujet du manque à gagner allant de 25% à 50% selon les cas.
Côté employeur, d’aucuns exigent la totalité du chiffre d’affaires habituel sans tenir compte du fait que les conditions d’exploitation de cette activité ont changées sans que l’Etat n’ait envisagé une mesure compensatoire. Cette contrainte oblige les taximen à recourir à des pratiques non requises pour arrondir les angles.
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