
Politique
Le coordonnateur du Front Commun pour le Congo, Nehemie Mwilanya Wilondja, s’est récemment confié à nos confrères de Jeune Afrique sur les questions politiques de l’heure, notamment sur la polémique qui entoure le choix du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ; ainsi que l’avenir de la coalition FCC-CACH marquée par des dissensions ces derniers jours.
En effet, l’Assemblée nationale où le FCC se retrouve majoritairement représenté, a entériné récemment le choix de la majorité des confessions religieuses portée sur la personne de Ronsard Malonda à la tête de la CENI. Malgré ses 15 années d’expérience passées dans cette institution, le choix de Malonda a d’abord été contesté par l’Eglise catholique et l’Eglise du Christ au Congo, qui n’ont pas voté pour lui, le qualifiant d’un choix de la fraude. La protestation s’est ensuite élargie au niveau des regroupements politiques dont le partenaire du FCC, CACH et la coalition de l’opposition Lamuka.
L’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila dit ne pas comprendre que les acteurs politiques se soient invités à un débat qui concerne les confessions religieuses, le choix du président de la Centrale électorale leur revenant selon la constitution, en tant que société civile. « Selon la Constitution, ce sont les confessions religieuses et la société civile qui choisissent le président de la CENI. Je n’ai donc pas à porter de jugement de valeur sur telle ou telle personne », a dit à Jeune Afrique Néhémie Mwilanya.
« Pour le reste, je peux comprendre que certains aient des interrogations, mais je ne comprends pas que les forces politiques s’invitent dans un débat qui ne les concerne pas, alors même que jamais elles ne permettraient à la société civile et aux confessions religieuses de se mêler par exemple du choix de leurs représentants au sein de la commission électorale », a-t-il poursuivi.
Une mise en garde contre le partenaire CACH et l’opposition
Si la désignation de Ronsard Malonda est à la base de la contestation, un autre point divise le FCC et les autres forces politiques et la société civile quant à la désignation des nouveaux animateurs de cette institution d’appui à la démocratie. Il s’agit de sa réforme ainsi que celle de la loi électorale, présentées comme préalables par la coalition CACH, l’opposition et les mouvements citoyens avant toute désignation de ses nouveaux animateurs. Pour Néhémie Mwilanya, ces derniers seraient en train de manœuvrer dans le but de retarder le processus de 2023.
« D’une manière générale, le FCC a toujours dit qu’il fallait réformer ce pays, et cela nous a même été reproché ! En ce qui nous concerne, nous ne ferons jamais obstruction au débat démocratique et je voudrais ici mettre en garde ceux qui manœuvrent avec l’objectif non avoué de retarder les scrutins de 2023 », a-t-il indiqué.
Pour Néhémie Mwilanya préparé des élections, cela demande du temps. Il précise qu’il faut mettre en place la CENI, enrôler les électeurs, planifier les opérations préélectorales et électorales, etc. « Nous sommes déjà mi-2020 et certains essaient de jouer la montre. Peut-être même essaient-ils de jouer les prolongations. Il ne faut pas nous laisser distraire. Nous avons des acquis – la régularité du processus électoral, l’alternance – que nous ne devons pas perdre. Les institutions doivent organiser leur agenda de manière à ce que le calendrier soit respecté. Et la question qu’il faut se poser, c’est à qui profiterait un report ? », s’interroge-t-il.
Nous quitterons la coalition que si on nous y contraint !
Interrogé sur la volonté de son Camp de quitter la coalition FCC-CACH et d’imposer la cohabitation à son actuel partenaire, le coordonnateur du FCC explique que la coalition étant le seul moyen de préserver la stabilité et la bonne collaboration des institutions, son regroupement ne la quittera que par contrainte.
« Compte tenu des résultats des dernières élections, nous aurions d’emblée pu lui imposer une cohabitation, mais nous ne l’avons pas fait. Nous avons choisi de donner une chance à la stabilité du pays, au dialogue entre les partenaires politiques et à un fonctionnement harmonieux des institutions. Nous ne le regrettons pas. Nous avons le souci de l’intérêt général et nous quitterons la coalition que si on nous y contraint », a soutenu l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila
À ce qui concerne l’entente entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, Néhémie Mwilanya estime que si la coalition connaît des dissensions c’est plutôt pas de leur faute, mais parce que certains n’adhèrent pas à leur vision.
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