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Dissolution de l’Assemblée Nationale: conditions et conséquences (Tribune)

Dissolution de l’Assemblée Nationale: conditions et conséquences (Tribune) 2020-11-08
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“Dissoudre l’Assemblée Nationale: conditions et conséquences” c’est le titre d’une Tribune du politologue Alain de Georges Shukrani parvenue à Laprunellerdc.info. Dans cette longue réflexion, ce politologue analyse les tenants et les aboutissants d’une éventuelle dissolution de la chambre basse du parlement tel qu’envisagé par le camp du Président Tshisekedi. Il conclut que à moins de trois ans de la tenue des élections, la démarche de la dissolution de l’Assemblée nationale paraît irrationnelle et est porteuse des germes de conflits aux conséquences néfastes sur la bonne marche du pays .

Le Gouvernement n’est pas pris au sens large dans plusieurs des dispositions constitutionnelles, notamment au niveau des articles 91 et 148. Confondre le Gouvernement au pouvoir exécutif qui est bicéphale en RDC fausse la lecture. Le Président de la République est une institution à part entière comme l’est le Gouvernement central (Art 68 de la Constitution).

Certes, il est admis scientifiquement et même politiquement que le Gouvernement peut être entendu au sens large et se confondre ainsi à l’institution exécutive tout court ou à l’ensemble des personnes chargées de gouverner un Etat, comme le pensent à juste titre Alain Birou ou Bibombe Mwamba : Le concept « gouvernement » est un substantif dérivé du verbe gouverner qui signifie étymologiquement « diriger avec le gouvernail ». Alain Birou entend par « gouvernement », l’ensemble de personnes qui sont chargées de gouverner un Etat. 

A en croire Bibombe Mwamba, le Gouvernement peut se définir, au sens large, comme l’ensemble des organes ayant pour fonction de gouverner. Au sens restreint, il se définit comme l’ensemble des organes ayant pour fonction de légiférer et de rendre de la justice, grâce à l’impérium de la puissance publique.

La définition au sens large du Gouvernement n’a pas sa place dans le cas d’espèce qui incite le débat sur la dissolution de l’Assemblée nationale. Il faut ici retenir par Gouvernement – la fonction du gouvernement s’étant actuellement accrue un organe ou une institution dans un régime politique donné qui se charge de la conduite et de l’exécution de la politique générale d’un Etat. L’article 91, premier et deuxième alinéas de la Constitution va presque dans ce me sens : Le Gouvernement définit, en concertation avec le Président de la République, la politique de la nation et en assume la responsabilité. Le Gouvernement conduit la politique de la nation.

La dissolution de l’Assemblée nationale est bel et bien complexe et non reflexe au regard du contexte

Il est toujours important de considérer le contexte dans la communication politique tout comme dans l’analyse des faits politiques. Et cette complexité vient du fait de l’encadrement juridique et des enjeux politiques (ou des contraintes politico-constitutionnelles) autour de la question de la dissolution de la chambre basse. En plus de cela, la question « comment Monsieur Félix a-t-il accédé à la présidence de la République » n’est pas non plus à négliger dans l’analyse.

Que retenir de la possibilité constitutionnelle de la dissolution de l’Assemblée nationale ?

En cas de crise persistante entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale, le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale (Article 148, premier alinéa de la Constitution). Le Gouvernement dont il est ici question ne peut s’entendre aucunement au sens large. Il s’agit bel et bien du Gouvernement au sens de l’article 91 qui, du reste, est politiquement responsable devant le parlement. Ce qui n’est pas le cas du Président de la République. Il me semble que cette consultation revête le caractère de l’avis conforme (je parle sous la surveillance des constitutionnalistes scientifiquement objectifs. Ils pourront me contredire si je me trompe, ce qui est possible) qui lie celui qui le sollicite. Il semble aussi que l’idée de consensus soit sous-entendue dans cette disposition. La volonté unilatérale du Président de la république de dissoudre l’Assemblée nationale n’est-elle pas suicidaire de la volonté constitutionnelle ? Oui, ce me semble.

De l’opportunité du débat ou de l’initiative

Il sied de se demander si le débat sur la dissolution de l’Assemblée nationale est opportun. Quels sont les obstacles initiés par l’Assemblée nationale contre une quelconque action du Gouvernement dont « la vision » du programme exécuté par celui-ci est celle du Président de la République, politiquement irresponsable devant le parlement ? Au cours de l’une de ses interviews sur RFI, Kamerhe avait reconnu curieusement que « le Président de la République et le Premier ministre, Chef du Gouvernement, cohabitaient bien ». Où sont les éléments objectifs et probants amenant à parler de la crise persistante entre les deux institutions (Assemblée nationale et Gouvernement) qui sont majoritairement acquises au FCC.

A mon avis, il n’y en a pas actuellement si l’on s’en tient au fait que la Chambre basse du parlement n’a rien fait qui contrarie ou bloque l’action gouvernementale et vice versa. Et par conséquent, il n’y a pas lieu de parler de crise évoquée à l’article 148. Encore faut-il que cette crise soit persistante (disputes récurrentes et irréconciliables, désaccord total, etc). S’il y a des problèmes qui relèvent proprement du fonctionnement du Gouvernement, il revient au Premier ministre ou au Président via ce premier cité de prendre des mesures idoines pour l’amélioration de la situation.

Ce serait peu sage de vouloir donner au Président beaucoup de pouvoir qu’il n’en a pas en réalité. Le régime semi-présidentiel instauré par la Constitution, le régime de « coalition » qui gère le pays, les majorités parlementaires et gouvernementales à la disposition de ses alliés ne lui offrent pas assez de marge de manœuvre comme ce pouvait être le cas avec son prédécesseur qui semblait exercer le monopole du pouvoir. Le cas de figure est donc différent.

Eventuelles conséquences de la dissolution de l’Assemblée Nationale

J’ai particulièrement aimé l’analyse faite par l’un des amis politologues au sujet des conséquences en cas de dissolution de l’Assemblée nationale. Les uns et les autres devraient en être conscients dans la prise des positions qu’ils défendent. Cet ami s’interrogeait pertinemment comme suit :

Qu’arrive-t-il après la dissolution ?

Le Gouvernement est réputé démissionnaire car ne jouissant plus de la légitimité tirée de l’investiture de l’Assemblée nationale dont il est l’émanation. Pendant ce temps, c’est toute l’action gouvernementale qui est en souffrance, le Gouvernement démissionnaire n’expédiant que les affaires courantes.

Le Bureau de la CENI étant démissionnaire, qui va organiser l’élection législative anticipée dans le délai constitutionnel prévu à l’article 148, troisième alinéa de la Constitution? Avec quels moyens et avec quel fichier ?

Certaines reformes à engager qui passent par le vote des lois devront attendre parce que seul le Sénat ne pourra pas légiférer après la dissolution de l’Assemblée nationale.

Le Président de la République n’est pas politiquement responsable devant le parlement (Assemblée nationale en ce cas d’espèce). Il ne peut donc y avoir une crise institutionnelle entre ces deux institutions.

Quoi qu’il en soit, si la dissolution venait d’être prononcée par le Président de la république, la crise politique et institutionnelle va véritablement et officiellement s’installer au cœur de l’Etat avec toutes les conséquences sécuritaires, économiques, sociales néfastes qui s’en suivent. L’histoire politique du pays depuis son accession à l’indépendance est riche en évènements sur ce que je viens de dire. A titre d’exemple, il y a lieu d’évoquer la fermeture du Parlement par Kasavubu qui ouvrit le cycle vertigineux des rebellions CLN.

En revanche, il convient aussi de dire que démarche de la dissolution de l’Assemblée nationale avec comme finalité de composer une nouvelle majorité ne garantit pas nécessairement la victoire. L’échec essuyé par Jacques Chirac après la dissolution de l’Assemblée nationale en est une des illustrations à propos.

A moins de trois ans de la tenue des élections, la démarche de la dissolution de l’Assemblée nationale paraît irrationnelle et est porteuse des germes de conflits aux conséquences néfastes sur la bonne marche du pays. Il est plutôt rationnel que le Président de la République se mette véritablement au travail et cherche à construire une sorte de “cohabitation républicaine” devant faire cheminer la RDC aux élections crédibles, transparentes et démocratiques en 2023.


MEDIA CONGO PRESS / Prunelle RDC
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37 commentaire(s)

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RAISON | SHQT266 - posté le 09.11.2020 à 15:33

Salima réfléchi plutôt sur les idées et non sur les noms des gens pour faire avancer le débat. Qui ignore que beaucoup de gens sur cette plate forme préfèrent la discrétion en évitant de révéler leurs vrais noms pour leur sécurité...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 09.11.2020 à 14:09

SHAKA | 2ZKD172 - posté le 09.11.2020 à 02:23 SHAKA | SHAKA: Décidément, tu peux changer très vite et être très déçus pour peu, entre celui qui te veux du bien vers ceux qui ont le sang sur les mains ; ca c’est un vrai cas intéressant d’étude. Hum !

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 09.11.2020 à 10:03

Lecongomani,si vous etes intelligent tout ces partis ne viendrons pas gratuitement faite votre adition aussi pour le partagent des ministeres et entreprises plus ceni ils resteras combien pour Felix et l'Udps ? Pourtant tshilombo se dispute avec le fcc juste pour la presidence de la ceni et la nomination des juges ,les autres vont lui laisser tout ces postes ? Il se fera bouffer comme a geneve sans kabila il serait aujourd'hui peut etre ministre de sport de Fayulu

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 09.11.2020 à 09:57

Lecongomani,calcul stupide dans les 47 de Cash, il y a combien de unc qui ont donnes leurs conditions a commencer par la liberation de Kamerhe nous verrons comment votre etat de droit vous allez faire liberez Kamerhe juste pour des raisons de calcul de majorite,en plus qui t'as dit que tout lamuka iras chez Tshilombo ? Il y a deja beaucoup des deputes lamuka contre cette demarche de rejoindre tshilombo

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DN | TNNQ1UA - posté le 09.11.2020 à 08:37

Cher Etat de droit, pour une fois la réflexion ci-haut est fondé par contre les test régissant l'AN est clair au moins de violer certaine disposition du règlement régissant l'AN. Le pays manque des hommes et des femmes qui réfléchissent nous sommes pour la plupart plonger dans le fanatisme. J'ai échange avec un proche du président son avis et celui du président par rapport au consultation est tout autre contraire de ce que nous on se dit sur la rue.

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Auguy Tshibala | REFX45E - posté le 09.11.2020 à 08:17

Belle analyse. Bravo! Je sais que les conseillers orgueilleux du chef et tous les chômeurs qui veulent rejoindre la mangeoire vont chercher à se défendre avec leurs connaissances approximatives. A moins de 3 ans de la fin du mandat, nous voulons la apix, rien que la paix... Je ne cesse de vous dire: "FCC baza basi na bino te"

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Auguy Tshibala | REFX45E - posté le 09.11.2020 à 08:00

En plus de cela, la question « comment Monsieur Félix a-t-il accédé à la présidence de la République » n’est pas non plus à négliger dans l’analyse.

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LE CONGOMANI | HPHMW34 - posté le 09.11.2020 à 04:26

Nous n'avons pas bedoin de dissoudre l'assembée nationale. Nous n'avons pas besoin de 338 députés non plus. Le calcul que nous vous avons présenté est simple: CACH:47, LAMUKA:112, BAHATI:41, PALU:10, PIUS MUABILU:12, AAA:26. Cette addition nous donne un total de 248 députés sur 500. Je vous laisse déviner la suite . A cela j'ajoute d'autres députés qui eux aussi ont tourné le dos a Kabila. Griller le poulet avec sa propre graisse, nous allons griller Kabila avec son propre débauchage.

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 09.11.2020 à 02:29

Bukasa si Tshilombo n'y arrive pas avec sa coalition retour aux urnes seule solution credible pour consulter a nouveau les congolais tous avec leurs votes suivant les programmes politique de chaque camp, est ce que il recevras aussi les macons,les electriciens,les chauffeurs,les couffeurs,les cuisiniers ect.....soyez realiste ces consultations est un chimere y compris pour lui tshilombo

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 09.11.2020 à 02:23

Bukasa tu n'as jamais etait impartiale ni objectives,moi que tu attaque souvent j'etais pour Felix farouchement contre Fayulu mais Felix m'a decu par sa facon de faire et ces decisions comme les sauts de moutons un fiasco,la gratuite sans moyens financiers pour les ecoles afin d'agrandir leurs locaux,equipes les classes prevues exemple pour 20 et qui ses retrouvent avec 60 eleves,des sanitaires plus adapter aux nombres des enfants ca ce du concrets pas vos discours creux,il y a eu aussi l'affaire du detournements des fonds publiques,comme ces consultations qui ne servent a rien parceque il est elu, on dit souvent vaut mieux 1 du l'as que 2 tu l'auras, si il ne pas content de sa coalition...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 09.11.2020 à 00:49

..A ceux qui savent raisonner, salut!

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 09.11.2020 à 00:42

...par peur que cela va changer ce fait! ..en d'autres termes, la Constitution supportera toujours un Président avec un grand coeur pour son peuple; c'est la courone du peuple!

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 09.11.2020 à 00:41

Nous ne cesserons de le dire assez que lorsque même les professeurs de droit constitutionnel sont tiraillés a interpréter diamétralement la Constitution, la Jurisprudence voudrait en ce moment que le verdict penche pour le Président de la République pour la simple logique raison qu’il n y a pas 2 personnes à qui la population a donné mandat pour la vision du pays que celui-ci et à qui il faut donner tous les moyens de sa politique de sorte que lorsqu’il faut décider entre la voie de la vision qui a perdu dans les urnes et celle qui l’a remporté, et bien le choix est clair et mathématique. ..Donc, ce n'est pas parce qu'on crie le plus fort par désespoir ou on menace par...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 09.11.2020 à 00:39

......Par conséquent, où voyez-vous le moindre signe d'inconstitutionnalité?

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 09.11.2020 à 00:06

...le gouvernement Georges Pompidou Le président de la République, Charles de Gaulle, refusa de céder et dissout l'Assemblée le 9 octobre 1962, faisant appel au jugement du pays. C'est une victoire sans appel, les élections législatives de 1962 donnant une majorité absolue aux candidats gaullistes. Le conflit qui opposait la chambre basse et le gouvernement fut donc résolu à l'avantage du gouvernement, reconduit dans ses fonctions.

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 09.11.2020 à 00:05

...le gouvernement étant équilibré par le droit de renvoyer la chambre - bien qu'à la différence de la plupart des autres régimes parlementaires, ce droit de dissolution est en France entre les mains du président et non du Premier ministre, ce qui amène une partie de la doctrine à préférer la qualification de régime semi-présidentiel. La toute première dissolution de la Cinquième République met parfaitement en œuvre la théorie parlementaire du droit de dissolution, qui fait du peuple l'arbitre du conflit entre exécutif et législatif. En effet, le 5 octobre 1962, l'Assemblée nationale, en application de l'article 50 de la constitution, a renversé le gouvernement...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 09.11.2020 à 00:03

...· Le président ne peut ainsi dissoudre l'Assemblée nationale pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels prévus par l'article 16 de la constitution ; · La dissolution est également interdite lorsque le président du Sénat exerce l'intérim de la présidence de la République (article 7 de la constitution) ; · Le président ne peut dissoudre à nouveau l'Assemblée nationale pendant l'année qui suit une dissolution — traduction de l'adage « dissolution sur dissolution ne vaut », né de la double dissolution de 1830 tentée par Charles X3. La dissolution ne peut porter que sur l'Assemblée nationale, non sur le Sénat — seule la première peut renverser le...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 09.11.2020 à 00:02

...— Article 12 de la constitution de 1958. Il s'agit ici d'un mécanisme extrêmement simple, a contrario de celui adopté dans la constitution de 1946 : c'est une « compétence quasi-discrétionnaire2 » du président de la République : les seules obligations constitutionnelles sont la consultation préalable du Premier ministre et des deux présidents des chambres parlementaires, qui ne donnent qu'un avis purement consultatif2. L'exercice du droit de dissolution est par ailleurs l'une des prérogatives dispensées de contreseing ministériel (article 19 de la constitution). Trois limitations toutefois sont prévues par la constitution, d'une importance relative :

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 09.11.2020 à 00:01

...par l'article 12 de la constitution : « Le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des Présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale. Les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution. L'Assemblée nationale se réunit de plein droit le deuxième jeudi qui suit son élection. Si cette réunion a lieu en dehors de la période prévue pour la session ordinaire, une session est ouverte de droit pour une durée de quinze jours. Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l'année qui suit ces élections. » —...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 09.11.2020 à 00:00

...elle est une prérogative discrétionnaire du président de la République définie par l'article 12. Toutefois, la stabilité des majorités parlementaires acquise depuis les élections législatives de 1962 a fait disparaître la menace de la motion de censure sur les gouvernements. La dissolution, sous la Cinquième République, présente donc un visage différent de ce que la théorie du régime parlementaire enseigne : elle a été utilisée une seule fois pour résoudre un conflit entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif (en 1962), tandis que les autres dissolutions réalisées obéissent à des logiques différentes. Le droit de dissolution est prévu par...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 08.11.2020 à 23:58

...développer sans sanction, ce qui entraîne une instabilité ministérielle plus grave de décennies en décennies. Les constituants en 1946, enseignés par l'histoire récente de la France, maintiennent le droit de dissolution, mais en font une « dissolution automatique » face à l'instabilité de la chambre, et non une prérogative discrétionnaire du pouvoir exécutif. La pratique constitutionnelle de la Quatrième République a montré les limites de l'encadrement trop poussé du droit de dissolution : alors que les gouvernements tombaient sans répit, une seule dissolution eut lieu, en 1955. La constitution de 1958 a donc mis fin à l'encadrement de la dissolution : désormais,...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 08.11.2020 à 23:57

...la France connaît son premier régime parlementaire authentique, où le gouvernement devient réellement le point de contact entre ces deux organes fondamentaux que sont le monarque et la chambre élue. Hors de la tradition parlementaire, le Second Empire, régime autoritaire, reconnaît à l'empereur le droit de dissoudre le Corps législatif. Les lois constitutionnelles de 1875 reprennent le mécanisme orléaniste de la dissolution, en l'adaptant. Toutefois, la crise du 16 mai 1877 rend le procédé odieux aux républicains, et la dissolution ne sera plus utilisée durant le reste de la Troisième République, permettant ainsi à l'instabilité de la Chambre des députés de se...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 08.11.2020 à 23:56

...d'abord introduite, au profit du « Sénat conservateur », dans la constitution de l'an X (1802). Toutefois, la dissolution, au sens véritablement parlementaire, est née en France à la Restauration, dans la charte de 1814 (article 50). L'usage de la dissolution a d'abord été assez conforme à la théorie parlementaire, avant de devenir, avec Charles X, une prérogative autoritaire. Sous la monarchie de Juillet, l'article 42 de la charte de 1830 prévoit à nouveau la dissolution, mais, cette fois-ci, un véritable système de responsabilité ministérielle se met en place. Les deux procédés s'équilibrent — motion de censure contre dissolution —, de telle sorte que la...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 08.11.2020 à 23:54

...lorsque le tic de la montre est passé d'une unité à une autre, et le minimum est 2 secondes, et au Président d’apprécier. Lorsque le parlement fait semblant de voir que quelque chose ne marche pas dans le gouvernement, qu'il y a blocage et que le peuple le voit, il y a crise. En France, le droit de procéder à une dissolution parlementaire — consiste à mettre prématurément fin au mandat d'une chambre du parlement — est attribué au chef de l'État, ou, plus exceptionnellement, au gouvernement ou à une des chambres, dans différents régimes depuis 1802 : Premier Empire, Restauration, monarchie de Juillet, Troisième, Quatrième et Cinquième républiques. Elle est...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 08.11.2020 à 23:53

...au-delà, tout est donc prêt pour que le peuple s'assume. 1960, était un autre temps, un autre espace, ou Lumumba a été méchamment abandonné à lui-même par les forces du mal, mais il est vivant dans nos cœurs, et cela ne se répétera plus. Concernant la Constitution: le problème que vous avez lorsque vous parlez de crise persistante avec le Gouvernement est que vous semblez la prendre dans le sens réduit de conflit entre les deux et pourtant la seule instabilité isolée au sein du parlement, et nous le lirons ci-après de la France, est suffisante pour créer une du fait que le gouvernement est privé de l'apport du parlement et vice versa. Aussi, quelque chose persiste...

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Jean Jacques Bukasa | GFA7ICS - posté le 08.11.2020 à 23:51

Très beau français Mr....comme toujours, je vous le concède mais malheureusement pour vous, il y a des mathématiciens parmi nous qui avec leur rapide esprit de discernement peuvent vite voir les failles dans ce feu d'artifice de mots; Avec les "si", on peut développer le Congo en Etats Unis en un jour. Parlons des conséquences de la dissolution avant d'en vernir au plus important point du droit de dissolution elle-même: On ne peut pas prendre le peuple souverain en hottage parce qu'il y a une épée d'esclavage suspendue sur sa tête et bien ce souverain primaire frustré a demandé le divorce, le Président a entendu et initié l'union des forces vives de la nation pour cela et...

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 08.11.2020 à 23:44

Un president elu a deja consulter le peuple pendant les elections et son programme politique,felix a deja apliquer son programme dit de 100 jours avant meme la nomination du premier ministre Ilukamba sans aucune entrave,il revient a Felix de ses reunir avec sa majorite fcc et Cash pour trouver une solution a 24 heure plus facile que les consultations des gens qui n'ont aucun pouvoir d'inverser les rapports de force politique suivant la consituion,si il ne veut plus de sa coalition retour immediate aux urnes pour clarification au lieu de faire perdre du temps au pays et faire fuir les investisseurs

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Ananie | PXV9MLR - posté le 08.11.2020 à 23:00

Article d'une vraie tete. Bravo Mr l'editeur! En lisant, je sens encore cette fierte d'etre intellectuel, Un vrai. Celui qui est capable de faire un raisonnement sans passion.

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Salima | TTYVYQL - posté le 08.11.2020 à 22:40

Il faut juste voir le nom de celui qui écrit cette tribune. ALAIN DE GEORGES SHRUKRANI. Alain de Georges signifie quoi?

Non 9
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GHOST | QYMMORK - posté le 08.11.2020 à 22:24

Etat de droit? Le rôle du Parlement est-il "d´accompagner" un président de la République? Felix a-t-il été voté sur base d´un programme politique? Alors expliquez-nous pourquoi l´UDPS ne possede pas une majorité au Parlement si ce programme était accepté par les électeurs? Comment comptez-vous faire pour "requalifier la majorité" et au cas où vous ne pouvez pas le faire comment faire ensuite?

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Mampuya | T6L7OKA - posté le 08.11.2020 à 22:00

Bon article. Sans aborder d'une façon scientiphique la question , beaucoup d'entre nous se battent pour faire comprendre cette situation del cul sac dans lequel ses conseillers politiques et lui meme se trouvent. Le FCC reste incontournable. Il n'y aura aucune rèqualification de la majorité, au maximun il peut mettre des techniciens dans les ministères révenants au CACH. en accord avec UNC. Dissoudre l'AN est impossible,pour plusieurs raisons.

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Pierre | SPV26T9 - posté le 08.11.2020 à 21:39

Tshisekedi est entrain de nous distraire avec ses consultations. Qu'il se mette avec Kabila est qu'ils s'entendent comment controller leurs troupes pour que nous arrivions au moins en 2023. tous accepte qu 'il ya une crise et tout le monde sait que la cause de la crise c'est Kabila et Tshisekedi. Et alors?

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 08.11.2020 à 19:36

Voila un article intelligent qui posent calmement les questions sans demagogie ni partie prit ,il nous faut beaucoup d'intervenants dans la presse comme la personne hauteur de c'est article,il n'a dit que les verites evidentes pour tout citoyen reflechis sans passion ni haine

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 08.11.2020 à 19:31

Les comediens demandent les salles de spectacles,les maisons de production l'aide financier du ministere de la culture,les pharmaciens demandent le monopole au seul congolais de vendre les medicaments,les chefs coutumiers veulent des routes,des ecoles et de centre de sante,ceux qui n'ont pas de postes comme de Diongo en veulent un job finalement tout les partcipants des consultations parlent de leurs difficultes sociaux economiques loin de preocupations de problemes politique de tshilombo de la ceni,nominations de juges ou officiers militaires,tout ca pour ca ? donc on lui demande de faire son travail cad regler les problemes du pays

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Raphaël Mbate | NOMWGVI - posté le 08.11.2020 à 18:19

Quel État de droit ? avec une justice à double vitesse, épargnants certaines personnes, vous rêvez trop , vous aurez des diarrhées et des constipations,qui vivra verra,déjà avec 67000 enfants malnutris quelques parts , vous continuez à vrever

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Etat de droit | YL7MM52 - posté le 08.11.2020 à 17:29

Monsieur SHUKRANI ( auteur de la tribune), pour ton INFORMATION, il n'y aura pas de DISSOLUTION de l'ASSEMBLÉE NATIONALE, mais plutôt requalification de la MAJORITÉ pour accompagner son Excellence le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans son programme "Social "du Peuple d'Abord.BYE BYE MABUNDA ET L'INCOMPÉTENCE ET L'AMATEURISME. ELOKO NINI ESILAKA TE ?

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Salima | TTYVYQL - posté le 08.11.2020 à 16:17

Alain de Georges Shukrani!

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