
Société
Vive l’anarchie ! Aucun Kinois ne peut donner aujourd’hui le prix réel d’un trajet par taxi. Tout dépend des humeurs des conducteurs et des heures. La ville s’est-elle accommodée à l’anarchie?
Un désordre caractérise le secteur depuis plus de deux ans à Kinshasa. Pourtant, la grille tarifaire de l’hôtel de ville est restée inchangée. Elle n’a pas été majorée depuis longtemps. Le prix du carburant a été revu légèrement à la basse. Cela devrait automatiquement entraîner la baisse des prix de transport. Hélas,…
Comment peut-on expliquer la hausse vertigineuse du prix du transport urbain ? Les conducteurs invoquent plusieurs raisons : les embouteillages dus à l’impraticabilité des routes ou à l’exécution de certains travaux sur quelques artères de la ville. La construction des sauts-de-mouton en est une illustration ; un vrai capharnaüm. A cela s’ajoutent l’indiscipline des chauffards, l’ignorance ou la violation du code de la route, le phénomène taxi-moto et le mauvais comportement de la police de roulage ainsi que d’autres agents de l’Etat dont ceux du ministère des Transports et les fameux «bureaux 2».

La police au lieu de réguler la circulation routière, rançonne les conducteurs. Un racket à ciel ouvert. Avec tous ces problèmes, la circulation routière devient très difficile.
Combien coûte un trajet dans un taxi à Kinshasa ?
Enigme. Le prix de la course reste inconnu. Toutefois, les Kinois connaissent bien une pratique appelée «demi-terrain». Elle consiste à sectionner un trajet. Et, les chauffeurs l’adorent. Voici un exemple : le prix de la course centre-ville-Lemba revient officiellement à 1000 FC. Pourtant, le client est obligé de débloquer le double voire le triple pour se déplacer surtout pendant les «heures de pointe», heures de forte mobilité (le matin et le soir).
Aisi, le client doit-il débourser 500 FC pour le trajet centre-ville-Bon Marché, 500 FC Bon Marché-Funa, 500 FC Funa-7ème Rue Limete, 500 FC 7ème-Rue-16ème Rue, 500 FC 16ème Rue-Lemba Super et 500 FC Lemba-Super-Lemba Terminus. On observe le phénomène «demi-terrain» dans tous les coins de Kinshasa. Une telle situation pèse lourdement sur le portefeuille de chaque Kinois.
La loi de l’offre et de la demande

Une distance à parcourir dans 10 ou 20 minutes, prend des heures. Parfois une demi-journée à cause des embouteillages. Une mégalopole comme Kinshasa avec plus de 10 millions d’habitants, ne compte pas deux sociétés sérieuses de transport en commun. Les voies secondaires sont presque inexistantes. Les taximen recourent ainsi au «demi-terrain» pour combler le manque à gagner tout en allant largement au-delà de la marge bénéficiaire.
Où est l’autorité compétente et à quand le retour à l’ordre ?
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