
Monde
Inculpé dans l'affaire des documents top secret, Donald Trump, qui fait campagne pour revenir à la Maison Blanche, a multiplié les attaques contre le ministère de la Justice au risque de miner la confiance des Américains envers l'État de droit.
Florilège de calomnies et de propos injurieux à l'égard de la justice. Devant un tribunal fédéral de Miami, mardi 13 juin, l'ancien président américain Donald Trump a plaidé non-coupable d'accusations selon lesquelles il a illégalement conservé des documents classés confidentiels à la fin de son mandat et a menti aux autorités lorsque celles-ci ont entrepris de les récupérer.
S'ouvre désormais un nouveau feuilleton judiciaire qui devrait animer les prochains mois alors même que Donald Trump fait campagne pour revenir à la Maison Blanche. Des experts estiment qu'un délai d'au moins un an pourrait être nécessaire pour la tenue d'un procès.
"Diabolique et odieux abus de pouvoir"
Donald Trump, vêtu d'un costume bleu et d'une cravate rouge, n'a pas prononcé un seul mot durant les 47 minutes qu'aura duré sa comparution devant le magistrat Jonathan Goodman.
Il a été autorisé à quitter libre le tribunal, le ministère public ayant jugé qu'il n'y avait pas de risque qu'il prenne la fuite. Aucune restriction de déplacement ni aucune caution n'ont été réclamées.
Donald Trump, actuel favori de la course à l'investiture du Parti républicain pour l'élection présidentielle de novembre 2024, est le premier ex-locataire de la Maison Blanche à être inculpé pour des crimes fédéraux.
Il clame son innocence et accuse l'administration du président démocrate Joe Biden de le cibler. "Nous avons assisté aujourd'hui au plus diabolique et odieux abus de pouvoir de l'histoire de notre pays", a-t-il dit dans la soirée à son retour dans son complexe de golf de Bedminster, dans le New Jersey.
"Une situation très risquée"
En Floride, les autorités avaient mis en place un dispositif pour prévenir toute violence. Aucun problème de sécurité ne s'est produit, a indiqué aux journalistes le maire de Miami, Francis Suarez.
Une foule de partisans de Donald Trump s'étaient réunis devant le tribunal avant même l'arrivée de l'ancien président pour lui manifester leur soutien, brandissant des pancartes appelant à sa réélection et proclamant son innocence.
Donald Trump a été inculpé de 37 chefs d'accusations dans l'enquête sur sa gestion de documents confidentiels du gouvernement américain retrouvés l'an dernier à son domicile floridien.
Accusé d'avoir conservé illégalement des secrets de la Maison Blanche, le milliardaire de 76 ans est le premier ex-président américain poursuivi par la justice fédérale. Le républicain est aussi le principal rival de son successeur démocrate Joe Biden pour l'élection de 2024.
"Ça met le pays dans une situation très risquée", souligne Edward Foley, professeur à l'université de l'Ohio.
"Ministère de l'Injustice"
Pour cet expert en droit électoral, il y a une tension "inévitable" entre deux principes démocratiques de base : "personne n'est au-dessus de la loi" et "le gouvernement ne doit pas utiliser son pouvoir contre ses opposants".
Pour éviter cet écueil, le ministre de la Justice Merrick Garland, qui supervise l'appareil judiciaire fédéral, a pris soin de confier le dossier à un procureur spécial connu pour sa rigueur, Jack Smith, et le président Biden se garde de tout commentaire.
Malgré tout, Donald Trump se pose en victime d'un "ministère de l'Injustice", "corrompu" et à la solde "de la gauche radicale".
"Quand on fait arrêter son principal opposant politique, nous ne sommes plus en démocratie", a-t-il répété mardi soir lors d'un discours devant ses partisans.
Comme lors de sa croisade contre sa défaite à la présidentielle de 2020, ses griefs font mouche auprès de sa base électorale : selon un sondage You Gov, 76 % des électeurs républicains jugent que les poursuites contre Donald Trump sont "motivées par la politique".
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