
Afrique
La capitale nigérienne plongée dans le noir. Le Nigeria qui fournit 70 % de l'électricité utilisée au Niger, a coupé l’alimentation du pays en application des sanctions décidées par la CEDEAO.
Les Nigériens font donc face à l’enfer des coupures de courant prolongées. Une période de vache maigre pour le secteur informel notamment.
"Nous avions l'habitude de travailler de 8 heures à minuit, mais maintenant, c'est impossible. Nous avons en moyenne une heure et 30 minutes d'électricité par jour et il est très difficile d'être productif dans de telles conditions. Depuis que le Nigeria a coupé l'électricité, nos ventes ont baissé. Nous essayons de travailler avec un générateur, mais nous ne pouvons pas l'utiliser pendant de longues heures parce qu'il est cher et que nous devons acheter régulièrement du carburant", raconte, sous anonymat, un tailleur nigérien.
En sus de leur impact sur la vie quotidienne, les délestages de courant ne sont pas sans conséquence pour l’économie du pays.
"Les gens sont obligés d'acheter des lampes torches, des générateurs, etc. Mais pour les utiliser, ils doivent acheter des batteries, du carburant. Il y a aussi l'entretien. Ce sont des dépenses imprévues qui vont affecter le pouvoir d'achat de la population. Cette situation est désastreuse, car l'électricité est un produit transversal utilisé dans presque toutes les activités économiques.", explique un résident de Niamey.
C’est dans ce contexte que des chefs religieux musulmans nigérians sont arrivés à Niamey pour rencontrer des responsables de la junte militaire. Leur mission, tenter de trouver une issue à la crise. Alors que le Niger est sous la menace d’une intervention de la CEDEAO.
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