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Politique

Élections en RDC et en Ukraine, deux pays sous agression, deux approches différentes…

2023-09-25
25.09.2023
2023-09-25
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Félix Tshisekedi pour la RDC et Volodymyr Zelensky pour l’Ukraine font partie des 20 premiers inervenants à la 78ème assemblée générale ordinaire des Nations Unies à New-York. S’ils ont évoqué à deux l’agression dont leurs deux pays sont victimes de la part de leurs voisins directs, en l’occurrence le Rwanda pour Kinshasa et la Russie pour Kiev, ils n’ont toutefois pas abordé à deux la question électorale.

C’est plutôt Félix Tshisekedi qui en a parlé. Volodymyr Zelensky s’en est abstenu. Pourtant, l’Ukraine va organiser sa présidentielle le 31 mars 2024, exactement dans 6 mois. La RDC a rendez-vous avec la sienne le 20 décembre 2023, dans 3 mois.

Le silence du chef de l’État ukrainien a de singulier le fait de s’accompagner du silence de l’Otan en particulier, de l’Occident en général. Juste un exemple : bien que la présidentielle ait lieu en novembre 2024, c’est-à-dire dans 15 mois, les États-Unis sont déjà dans la fièvre électorale.

Pourquoi alors l’exception ukrainienne ?

La réponse tient de la logique de l’agression. Selon le dictionnaire, l’agression est une “Attaque non provoquée, injustifiée et brutale contre quelqu’un, contre un pays”. Dans la pratique, au niveau des États, c’est le fait pour un pays de prendre et d’occuper de force un autre pays, cela totalement ou partiellement, et d’y exercer son autorité.

Une agression est différente d’une rébellion en ce qu’elle est une action externe. Une rébellion est, elle, une action interne. Exemple éloquent : la guerre en Ukraine est une agression, celle du Mali une rébellion.

Cette réalité étant établie, on ne voit pas Volodymyr Zelensky organiser les élections en Ukraine pendant que les Russes occupent certaines parties de son territoire. On ne voit surtout pas l’Otan lui imposer la tenue des élections dans les délais constitutionnels sous prétexte de la démocratie.

Constatons seulement qu’à six mois de cette échéance, personne n’en parle. Ni la Maison-Blanche. Ni l’Elysée. Ni même 10 Downing Street. Tous perçoivent dans la balkanisation de l’Ukraine le premier, le principal, le vrai danger des élections sous occupation russe.

D’ailleurs, dans l'allocution aux Nations Unies, le président américain Joe Biden s’est empressé de déclarer : “Si nous laissons l’Ukraine être démembrée, l’indépendance des nations est-elle encore garantie ? La réponse est non”.

Mettons-nous d’accord sur ce point précis : aux yeux de l’Occident, les élections dans un pays sous agression ont pour risque évident la balkanisation.

La RDC est, elle, victime d’une agression de la part du Rwanda. C’est la position officielle de Kinshasa par rapport à l’Insécurité sévissant à l’est, particulièrement dans la partie ” contrôlée ” par le M23.

Depuis la prise de Bunagana le 13 juin 2023, la thèse véhiculée par les autorités congolaises est celle-là. Evidemment, la RDC se réfère au rapport final des experts publié officiellement le 20 juin 2023.

Il est maintenant question de savoir si la RDC peut, aujourd’hui, organiser des élections pendant qu’elle affirme être sous agression, c’est-à-dire avec des territoires occupés par un pays étranger, en l’occurrence le Rwanda !

Si oui, la conséquence logique sera – à l’exemple de l’Ukraine, la reconnaissance tacite de l’autorité du Rwanda sur la partie occupée au moyen de l’agression. Et déjà, comme par coïncidence, cette partie correspond à celle à laquelle Paul Kagame fait allusion dans sa déclaration de Cotonou.

Pourquoi alors l’Occident presse-t-il la RDC à aller aux élections en décembre 2023 pendant qu’il ne fait pas pression sur l’Ukraine pour les siennes dans six mois ?

C’est à ce double langage que la partie congolaise doit réfléchir, toutes affaires cessantes. Faut-il encore que la RDC, elle-même, joue franc-jeu et fasse preuve de constance dans l’affirmation de la thèse de l’agression.

Et pour cause !

Du discours du Président Félix Tshisekedi le 20 septembre 2023 à la tribune des Nations Unies, il est facile de relever, outre la confusion autour de la décision américaine de supprimer la coopération militaire américaine avec le Rwanda alors qu’il est question de la restreindre, l’omission du terme ” agression “, s’agissant de ce pays, pendant qu’est maintenu le qualificatif “terroriste” appliqué au M23, désormais prévenu de ne jamais obtenir le dialogue qu’il réclame et dont il a lui-même bloqué le processus d’enclenchement avec sa revendication sur les prétendues terres où on parle kinyarwanda.

Cette omission passerait inaperçue s’il n’y avait pas le double précédent observé à l’ouverture des 9èmes Jeux de la Francophonie.

Autant dans l’allocution du ministre d’État Christophe Lutundula que dans celle du président de la République Félix Tshisekedi, le terme “agression” n’était pas apparu. Les rédacteurs des discours du Chef de l’État devraient à l’avenir y faire attention.

Qu’est-ce qui explique alors cette rétractation ? C’est fort possible qu’elle soit liée au processus électoral. Car plus on martèle sur la thèse de l’agression, plus on hypothèque la tenue des élections dans les délais constitutionnels.

En excluant cette thèse, il est par contre possible d’organiser les élections à échéance due.

Dans tous les cas, en homme averti, Félix Tshisekedi a le choix libre de :

– chasser le Rwanda du territoire national (M23 inclus) d’ici au 19 novembre 2023 (date du lancement de la campagne électorale, c’est-à-dire dans deux mois), pour pouvoir organiser impérativement les élections dans les délais constitutionnels ;

ou

– renvoyer ces élections à plus tard, le temps de tenir un Dialogue dont la finalité sera d’élargir le consensus devant mobiliser les forces vives de la Nation et de faire bouter dehors la collusion Rdf/M23, car avec sa revendication des terres exprimée dans sa dernière par vidéo, Bertrand Bisimwa s’est aliéné le soutien des Congolais patriotes. Il s’est tiré une balle dans la jambe.

Bref, Félix Tshisekedi a sous ses yeux les dossiers ou les schémas Élections, Guerre et Dialogue, toutes les options restant ouvertes.

Le propre (lisez sort) de tout détenteur d’imperium est qu’à un moment donné de la vie, il est seul devant Dieu pour les uns, ou sa propre conscience pour les autres.

L’essentiel est que les premières élections sous son mandat consolident l’intégrité territoriale de la RDC et l’unité nationale, et non hypothéquer la première et fragiliser la seconde !

Face à tous les encouragements tardifs qu’il reçoit, Félix Tshisekedi peut se rappeler de Vigile. “Je crains les Grecs, même lorsqu’ils font des cadeaux”, avait dit le poète romain, en référence au cheval de Troie connu comme ” Manœuvre d’infiltration ou de sape, pour détruire un adversaire”.

 

Omer Nsongo die Lema
Le Quotidien / MCP , via mediacongo.net
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Il y a 930 jours
Il suffit de regarder les images des ces présidents. Tshilombo en ténu de gala, Zelensky en ténu prêt à retourner au front. Donc Zelensky est en guerre, Tshilombo a une situation politique, ni guerre, ni rébellion. Mais un caos voulu par Tshilombo, et l'orchestrer comme un fait de guerre. Comment éviter de faire la guerre au M23 dès le départ et aujourd'hui nous parler de guerre avec le Rwanda. La communauté internationale ne hait pas forcément la RDC, regardons la stupidité des dirigeants et président. Les élections ? La communauté internationale ne nous impose pas les élections. Plutôt Tshilombo et ses Kadima qui veulent les élections, même si Kinshasa contrôler un seul village. À Kabila on a imposé des dialogues, Kabila a cherché des dialogues. Cela devrait faire jurisprudence politique. Malheureusement pour conserver le pouvoir le délai constitutionnel est devenu dogme, mais combien de fois Tshilombo a violé constitution et textes de la République ? Tshilombo, l'udps, ont fait avaler au peuple congolais les pilules les plus amères avec des jolies confections, les résultats sont là. Il revient au peuple et hommes de bonne volonté chasser Tshilombo.

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Il y a 930 jours
Toi aussi Omer tu es fort en dissertation pour chercher un poste au finish. Tu oublies que les elections approchent pour ne pas te fatiguer pour rien?

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Lecture partielle et partisane. J’ai horreur de constater que même les journalistes de notre pays ne savent pas tirer les leçons de différents messages que les étrangers nous transmettent sur notre propre terre. Le pape François et Macron ont tenu des propos qu’aucun des dignitaires étrangers ne l’a fait avant la législature actuelle de honte. Le problème n’est ni le Rwanda, ni un autre pays. C’est nous-mêmes. L’impunité dont beaucoup parle nous concerne nous tous. Nous savons, tous, que Félix n’a jamais été élu président. Pourquoi nous le maintenons à la tête du pays? Comment voulez-vous que les gens viennent nous aider dans ces conditions? Comment lui-même se sent-il à l’aise pour n’avoir pas été élu? Pourquoi et comment nous-mêmes, nous nous sentons fiers d’avoir un chef de l’état tout en sachant en toute conscience que nous ne l’avons pas choisi? « Ce ne sont pas les étrangers qui viendront faire le bonheur à notre place », disait Mobutu. Ce n’est pas à l’ONU que Félix peut aller justifier la question du processus électoral ou de l’agression. Ce qui se passe en Ukraine est loin d’être ce qui se passe ici chez...

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