
Politique
« Moi, président de la République, j'irais moi-même au front et ce n'est pas une promesse comme les autres l'ont fait, disant à la population qu'ils vont s'installer à Goma, Beni,.. Je suis coutumier , j'irai au front tout en ayant renforcé l'autorité coutumière », affirme, sur TOP CONGO FM, Justin Mudekereza Bisimwa, candidat président de la République numéro 14.
Pour soutenir sa posture, il relève être « fils de l'Est du pays. Pour sauver un naufragé, il faut se retrouver dans l'eau, dit-on en français. Et moi, je suis dans l'eau. Je suis capable de sauver mes frères et sœurs de l'insécurité endémique. J'ai été victime de tortures. C''est comme ça que je suis allé comme réfugié politique aux États-Unis. Et donc, je suis victime de ce qui se passe. Deux de mes grands frères ont été égorgés à Bukavu et mon père est décédé en 1996, à l'issue de cette fameuse guerre appelée guerre de libération menée par des Tutsi rwandais ».
Par conséquent, « tout l'Est du pays est vraiment conscient et sait que cette fois-ci, nous avons notre fils qui est candidat président de la République numéro 14 et qui va mettre fin à cela ».
Mais bien avant, il annonce qu’il va « d'abord redonner plus de pouvoir à l'autorité coutumière. Je suis un Mushi de la tribu de Bashi. L'une des tribus les plus guerrières de la RDC. Nous avons été en guerre contre le Rwanda pendant près de 5 siècles. Personne d'autre ne peut terminer la guerre au Congo, si ce n'est quelqu'un de la tribu Bashi' ».
Et pour mieux illustrer cette allégation, il relève que « le Rwanda a utilisé le M23 comme alibi et ils ont utilisé un certain Bertrand Bisimwa, c'est un mushi. Et on l'a corrompu parce qu'on savait que s'il gagne quelqu'un de Bashi, ça sera tout ».
La deuxième thérapie pour mettre fin à la guerre, « c’est de nous rassurer que nous avons construit cette fois-ci une armée forte, bien formée, bien équipée, dissuasive et surtout nationaliste et ça, c'est surtout ce qui nous manque ».
Cela passe notamment par l'amélioration des conditions des militaires, dit-il en dénonçant les conditions actuelles des militaires et policiers, comparativement aux rémunérations des députés nationaux (21.000 dollars) et qui jouissent de nombreux avantages
« Nous devons mettre fin à toutes ces bêtises-là si réellement, nous aimons ce pays et la seule personne qui va faire ça, c'est le candidat numéro 14 ».
Pourquoi s'engager en politique ?
« Je me suis engagé en politique pour sauver ma mère patrie qui est dans une précarité inacceptable. Le pays est détruit d'une manière méchante et je me dis que je dois me jeter à l'eau », explique Justin Mudekereza Bisimwa.
Il explique en outre avoir « répondu à l'appel du Chef de l'État sortant, Félix Tshisekedi, qui a dit (lors d'un de ses discours sur l'état de la nation) qu'il y a un problème de pilotage et de coordination des projets en RDC. Donc, si les projets ne sont pas réalisés, les financements volés, c'est parce qu'il y a un problème de pilotage et de coordination. Avec mon expertise dans cette matière, j'ai déjà aidé beaucoup de pays, y compris les États-Unis où je travaille, pourquoi je ne viendrai pas aider mon propre pays ? »
« Lorsque le président de la République, le pilote et premier coordinateur reconnaît qu'il y a un problème de pilotage et de coordination, ça fait appel à ceux-là qui ont cette expérience-là, de venir démontrer de quoi ils sont capables, c'est comme ça que j'ai accepté de venir sauver ma mère patrie, la RDC ».
Comment mieux gérer la RDC?
« Il faut 3 choses, le vouloir faire, le savoir faire, et le savoir-faire faire'', estime Justin Mudekereza.
« Nous avons aujourd'hui, au sommet du pays, quelqu'un qui a une très bonne foi, un patriote que j'aime beaucoup, il a le vouloir faire, le souci d'aider le pays », mais, note-t-il, « il est bloqué quelque part parce qu'il n'a pas les deux autres principes de gestion ».
C'est d'ailleurs pour cette raison qu’il y a un « problème de pilotage parce que c'est lui le premier pilote. C'est à cause d'un manque de vision. La vision est pour un politicien ce que la boussole est pour un pilote ».
Une vision à 5 piliers
« Ma vision est simple, mais salvatrice pour notre mère patrie.., elle est axée sur 5 piliers : les réformes des politiques publiques de l'État, la redistribution juste des richesses nationales, le renouvellement total et le rajeunissement de la classe politique, la restauration intelligente de l'autorité de l'État, et la coopération bilatérale et multilatérale ».
« C’est sur base de cette vision bien structurée que j'ai conçu mon programme intitulé la revanche de la politique de développement pour tous sur la politique d'enrichissement de la classe politique au détriment de tous », relève Justin Mudekereza
« Personne d'autres parmi les 26 candidats qui se targuent d'avoir la capacité de gérer, ne pourra sauver ce pays, si ce n'est le candidat numéro 14 ».
Supprimer le Parlement
« Je suis dans la dynamique de refonder l'État pour bâtir un Congo pour tous. Le premier pilier parle de la réforme des politiques publiques de l'État. Nous allons nous attaquer à la suppression des institutions budgétivores que sont notamment l'Assemblée nationale et le Sénat », qu’il compte remplacer par « une autre forme appelée la conférence des lois. Ça ne sera plus important qu'un député puisse continuer à toucher 21 mille dollars par mois pendant que les policiers, les militaires, les enseignants et d'autres fonctionnaires de l'État ne bénéficient de rien ».
Reconnaissant que cela ne pourra pas être fait dans la précipitation, il souligne que ''nous allons d'abord changer la constitution parce que la constitution actuelle est celle des belligérants. De là, chaque belligérant avait reçu les lignes directrices de son maître. Le peuple congolais a été le plus oublié dans cette constitution''.
Il note par exemple, l'article 109 de cette constitution qui consacre le fait que ''les députés et les sénateurs ont droit à une indemnité qui assurent leur indépendance et leur dignité, ça veut dire que c'était prévu qu'on alloue beaucoup d'argents aux salaires des députés'', au détriment de la population congolaise.
Pour développer la RDC et réaliser mon programme, ''je vais utiliser le financement des partenaires de développement, pas de ceux-là qui ont mis notre pas à genoux. J'ai des partenaires de financement qui financent les organisations de développement. Je suis directeur exécutif d'une organisation américaine appelée assistance aux nouveaux voisins, je sais par où frapper pour avoir des financements et cela sera un petit jeu pour moi dès que je suis élu président de la République''.
Il révèle que ''j'ai refusé que ma campagne soit financée par ceux qui tirent les ficelles pour la guerre de l'Est alors que j'ai eu beaucoup de propositions, je les ai toutes rejetées parce que je suis nationaliste. Je ne veux pas que les personnes qui ont mis notre pays à genoux puissent encore être ceux qui financent ma campagne électorale''.
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