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Politique

Elections 2023 : Regard sur une fin de campagne exceptionnelle dans le pays

2023-12-19
19.12.2023
2023-12-19
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Du Zaïre de Mobutu à la RDC de Kabila et Tshisekedi, jamais des élections n’auront autant fait parler d’elles. Entamée tambours battants le 19 novembre 2023, la campagne officielle 2023 s’est achevée au soir du lundi 18 décembre 2030 en attendant le vote du mercredi 20 décembre dès 6h00 du matin.

Dans ce 4ème cycle de vote, près de 44 millions de Congolais sont appelés dans une élection générale pour désigner leurs députés nationaux et provinciaux, ainsi que les conseillers communaux. Le point culminant qui aura focalisé cette campagne reste l’élection du prochain président de la République qui conduira la destinée du pays pour le prochain quinquennat 2024-2028.

De 26 candidats retenus par la Commission Electorale nationale Indépendante (Céni) et la Cour Constitutionnelle, ils sont finalement restés 19 dans la course à avoir battu campagne tant bien que mal selon les moyens financiers comme matériels à disposition.

Cette campagne électorale 2023 restera dans les annales du pays au propre comme au figuré : débauche des moyens financiers et matériels pour ceux qui pouvaient en disposer, inexistence des « petits » candidats sans possibilités cherchant à se faire une place sur la scène politique tant bien que mal ; mais surtout les intolérances traduites par la violence en tous genres, verbales comme physiques de la part des militants des différents partis politiques en course.

Il faut dénoncer avec la dernière énergie les assassinats de deux candidats députés nationaux au Nord et Sud-Kivu, la mort dans des conditions non élucidées jusqu’à ce jour d’un militant d’un parti politique à Kindu en province du Maniema. Mais aussi les chasses à l’homme au village Lualaba comme à la Cité minière de Fungurume, à Kasumbalesa et les violences du Haut-Lomami dans l’ancien Grand Katanga tout comme celles de Moanda dans le Kongo Central.

A cela, il faut noter les tentatives échouées et inacceptables téléguidées parfois de l’étranger à vouloir à tout prix intervenir dans la politique intérieure du pays avec la complicité de certains fils nationaux du pays. Ainsi, a-t-on vécu le mélodrame Union européenne avec ses observateurs internationaux des élections, la coalition jusqu’auboutiste contre la Céni des églises catholique et protestante du pays.

L’ensemble de ces manœuvres hostiles véhiculé par certains médias occidentaux belges comme français bien-pensants avec des analystes de tous bords improvisés « spécialistes » des questions congolaises comme si les congolais eux-mêmes ne connaissaient rien de leur propre pays.

Katumbi- Tshisekedi, un duel fratricide à distance

Si la campagne aura été marquée par la présidentielle, c’est le duel à distance entre le chef de l’Etat candidat à sa propre succession Félix Tshisekedi Tshilombo dit Fatshi et son concurrent hier encore ami Moïse Katumbi Chapwe.

Aux ralliements précoces et attendus de 4 candidats sans grand envergure qui ont accompagnés Katumbi dès le début : Diongo, Kikuni, Matata et Sesanga ; trois autres se sont tardivement prononcés pour un ralliement au candidat Tshisekedi à savoir madame Joëlle Bile, Noël Tshiani Muadiamvita dit de « père et de mère » et Patrice Majondo.

Au travers de son slogan de campagne « Plus Unis, Plus Forts, Plus Prospères », le président sortant et candidat à sa propre succession, Felix Tshisekedi ; a plus insisté sur la consolidation de ses acquis que de recommencer à zéro alors que le pays se trouve une bonne lancée selon lui. Le président de la République sortant, en 27 jours excepté les 3 jours d’interruption pour cause de deuil observé après le drame de la bousculade à la sortie du meeting de Mbanza-Ngungu qui a fait 6 morts ; a parcouru les 26 provinces pour 53 meetings selon son Directeur de campagne Jacquemain Shabani.

Son manifeste-plan et projet de société 2024-2028 s’articule autour de six engagements majeurs : plus d’emplois, plus de pouvoir d’achat, plus de sécurité pour tous, une économie plus diversifiée et plus compétitive, des services publics plus efficaces et plus d’accès aux services de base. À cet effet, la TEAM FATSHI 20 invite tous les Congolaises et Congolais, où qu’ils se trouvent, à s’imprégner de ce manifeste et à se l’approprier pour avoir une vision claire d’un CONGO uni, sécurisé et prospère à l’horizon 2028.

Mettant l’accent sur les mesures phares de son premier quinquennat à savoir : la gratuité de l’enseignement fondamental, l’assurance maladie universelle avec la gratuité de la maternité pour les femmes et le Plan de développement à la base au travers du Plan de Développement Local (PDL) à partir des 145 territoires qui composent le pays ; il en appelle à la population de lui faire confiance en lui donnant un deuxième mandat afin de parachever ce qu’il a commencé.

Un fait tout de même à relever à l’actif de Tshisekedi, son humilité et sa modestie à avoir été présent physiquement lors de la signature de la charte des candidats auprès de la Céni, à l’émission Présidentielle 2023 du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) ; Instance de régulation des médias, sur le plateau de la radiotélévision nationale (Rtnc), mais également dans le studio de Top Congo ; une radio FM la mieux écoutée du pays.

Moïse Katumbi quant à lui n’aura tenu le pavé que pour 33 meetings à travers le pays. Au passage, il a séché tous les rendez-vous peut être pas important pour lui à la Céni tout comme dans les médias locaux en dehors de ses relais occidentaux. De son programme, l’on n’en sait rien de grand en dehors de la dénonciation de la corruption et des détournements des deniers publics ; sans compter ses multiples promesses pour donner du travail, du courant (et de l’électricité) …

Leur route avec Félix Tshisekedi avait failli se rencontrer à l’étape de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central sur la route de Tshikapa en province du Kasaï. Katumbi annulera son déplacement en dernière minute après les violences de sa campagne survenues à Moanda dans le Kongo Central.

Le fait aussi par Katumbi de « zapper » carrément l’espace Grand Kasaï des étapes de sa campagne demeure un fait regrettable de sa grave erreur politique initiale dans l’hostilité contre sa personne par lui-même créée suite à des propos non contrôlés comme dans cette tentative d’opposer les Kasaïens de l’Est contre ceux de l’Ouest après son désistement d’aller à Kananga.

Mais aussi et surtout par sa première sortie médiatique catastrophique sur une télévision de Lubumbashi où il affirmait que seuls les habitants d’un territoire (Kabeya Kamuanga, NDLR) par lui présentés comme des « talibans » et qu’une seule tribu (Balubas, NDLR) s’opposaient à lui. Peut-être qu’il n’avait jamais imaginer réaliser le danger de se rendre dans l’espace Kasaï, une situation déplorable, car le pays tout entier appartient à tous les candidats.

D’autres candidats ont poursuivi leur campagne à l’instar de Martin Fayulu sui se considère toujours le gagnant de 2018. Mais aussi Adolphe Muzito et le jeune Constant Mutamba qui ont fait quelques étapes à travers le pays. Le Dr Denis Mukwege qui comptait sur sa « virginité » politique aura été le dindon de la farce de cette présidentielle avec à peine quelques apparitions publics.

La majorité des candidats présidents ayant pratiquement fait « naufrage » au bord du majestueux Fleuve Congo dans Kinshasa, sur les plateaux YouTube ou dans leurs provinces d’origine sans grand retentissement.

Certes que des contestations à venir sont plausibles, d’autant que des accusations de fraude ont été proférées de la part des uns comme des autres. A l’omniprésence des publicités et des événements politiques dans les médias et l’espace public, les nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi les réseaux sociaux se sont invités à profusion dans ladite campagne. Ce qui semble avoir ravivé l’intérêt des Congolais pour ces élections. En attendant, le grand rendez-vous c’est demain mercredi 20 décembre 2023, le grand jour de vote.


Afriwave / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 837 jours
Les congolais ont connu 3 cycles électoraux, donc ils peuvent faire la comparaison. Pour nous il n'y a pas d'élections en RDC, mieux il y'a un référendum entre les racailles de Genève sur la tête des congolais. Uniques élections où chaque protagoniste à quelque chose à contester. Il n'y a rien qui égal et légal.

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Il y a 837 jours
Moise va à ces élections dans une postule inconfortable du fait de son erreur politique, de communication mal préparée. Il est comme un étudiant qui travail sur 80 sur 100 points au lieu de travailler sur un total de 100 points. Il va asssumer. Jacquie Ndala avait alerté sur cette situation mais Mwanda l'avait qualifié de corrompu.

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Il y a 837 jours
Et tu crois sincèrement avec ta feuille de chou que les candidats qui ont rallié Tshisekedi (dont ton fameux bouffon « De père et de mère ») ont plus d’envergure que Sesanga ou Ponyo ?

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