
Politique
« Pour l'instant, la RDC ne peut être membre du Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies, c'est clair. Mais, ce n'est pas que nous sommes contre le Congo pour toujours, pas du tout », affirme, sur TOP CONGO FM, l'opposant Franck Diongo, depuis son exil en Europe, après élection de la RDC en tant que membre du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.
Cet opposant qui s'est investi pour que cette candidature soit rejetée considère que « ce n'est pas un échec. Il n'y a pas un bras de fer. Nous avons déclaré les violations des droits de l'homme. Le pays n'appartient pas aux dictateurs. Est-ce qu'un pouvoir illégitime peut représenter un peuple ? C'est nous qui avons la parole du peuple congolais ».
Parce que d'après lui, « tout le monde sait que le Congo est un État qui viole les droits de l'homme, un État corrupteur, un État de terreur, de dictature qui ne peut pas être présenté comme un pays qui respecte les droits de l'homme. Cela a été documenté dans la lettre que nous avons spécifiée au Conseil des droits de l'homme ».
Candidature combattue
Cette élection est une grande réussite pour la RDC, quand on sait que sa campagne a été plombée au niveau interne à cause des critiques de plusieurs organisations de défense des droits humains, notamment la fondation Bill Clinton.
Dans une intervention sur TOP CONGO FM, le coordonnateur pays de cette fondation, Emmanuel Cole, estime que « comme il n'y a pas d'avancées dans le respect des droits de l'homme en RDC, elle ne peut pas siéger au Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies parce que c'est un organe qui respecte la déclaration universelle des droits de l'homme, autrement dit le diktat du droit. Comme le diktat du droit n'est pas respecté en RDC, nous nous opposons à sa candidature ».
Il soutenait cette posture en soulignant des cas « des arrestations arbitraires, détention illégales au-delà du délai défini par la loi, les conditions de détention, etc ».
Mais ces actions n'ont pas empêché la RDC d'être élue haut la main, avec 172 voix sur 190 votes possibles, à la grande satisfaction du gouvernement congolais.
« Nous saluons cette élection, tout en rappelant aux autorités du pays qu’il s’agit d’une interpellation à plus d’actes concrets dans les programmes de promotion et protection des droits humains », a dit pour sa part Georges Kapiamba, président de l’Association Congolaise pour l’accès à la justice, ACAJ.
E de poursuivre, « nous allons observer comment les pouvoirs publics vont exploiter ce mandat pour améliorer davantage la situation des droits de l’homme en RDC, parce qu’à la fin, il sera question de l’évaluer ».
À travers cette élection historique, « C'est la RDC qui est de nouveau mise en avant, cette fois-ci dans une sphère où il y avait beaucoup de critiques il y a quelques années. C'est aussi l'occasion de regarder le chemin à parcourir », a pour sa part, souligné le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique Révision constitutionnelle : Les politiques congolais tentent de créer l’imbroglio dans le plan de Dieu
13.03.2026, 3 commentairesPolitique Changement ou révision de la Constitution : quelques Kinois s’expriment (Micro-trottoir)
14.03.2026, 3 commentairesPolitique Nord-Kivu : Willy Mishiki radié de la coalition Wazalendu après ses propos sur les explosions de drones à Goma
14.03.2026, 2 commentairesDiaspora La ministre d’État aux Affaires étrangères face à la diaspora congolaise de Belgique
14.03.2026, 2 commentairesOnt commenté cet article
Ils nous font confiance