
Politique
En séjour à Kinshasa, Jean-Pierre Lacroix, le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, a rencontré, jeudi 4 septembre, plusieurs figures majeures de l’opposition congolaise. Outre la situation sécuritaire, le dialogue intercongolais a focalisé les échanges entre le diplomate onusien et les acteurs politiques.
Les opposants rejettent fermement le dialogue selon l’initiative du président Tshisekedi. Ils l’ont clairement fait savoir au numéro deux de l’ONU. D’après Martin Fayulu, la crise multidimensionnelle qui ronge la République démocratique du Congo nécessite des pourparlers inclusifs, et non un monologue comme préconisé par Félix Tshisekedi.
À l’issue de la rencontre, la coalition Lamuka a, quant à elle, rappelé l’urgence de réunir autour d’une même table les filles et fils du pays afin de discuter de causes profondes de la crise. Le camp Fayulu s’oppose à la politique d’exclusion et insiste sur la participation de toutes les parties prenantes, y compris l’ancien président Joseph Kabila et les autres opposants en exil, notamment Moïse Katumbi, Franck Diongo, Jean-Claude Vuemba et tant d’autres. « Nous avons discuté de la fin de l’oppression politique, menaces, intimidations envers les opposants et interdiction des manifestations politiques. Mais aussi la protection des populations civiles, journalistes, activistes de droits de l’homme et politiques », a détaillé Prince Epenge, le porte-parole de Lamula.
Fayulu plaide pour un mandat robuste de la Monusco
Au cours des échanges, Martin Fayulu a proposé que le prochain mandat de la Monusco ne soit plus un simple mandat de maintien de la paix mais un mandat robuste pour le rétablissement de la paix. L’ancien candidat à la présidentielle de 2023 a, également, insisté sur l’application stricte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui exige l’arrêt du soutien du Rwanda à l’AFC-M23 ainsi que le retrait du mouvement rebelle de localités occupées.
Kabund réclame l’intégration des exilés politiques
À son tour, Jean-Marc Kabund, le président de l’Alliance pour le changement, a soutenu qu’un dialogue inclusif ne saurait se limiter aux forces présentes à Kinshasa. Le radical opposant pense associer les Congolais exilés, citant notamment Joseph Kabila, Corneille Nangaa, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Franck Diongo.
Jean-Pierre Lacroix doit également s’entretenir à Kinshasa avec la Première ministre Judith Suminwa et le président Félix Tshisekedi. Son agenda prévoit ensuite une étape à Bunia, en Ituri, province meurtrie à cause de la persistance des violences de groupes armés. Sur place, il rencontrera les autorités provinciales, les acteurs de la société civile et le personnel de la Monusco.
Ces consultations se tiennent dans un climat politique tendu, marqué par de profondes divergences autour de la gouvernance sécuritaire et du calendrier du retrait de la mission onusienne.
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Les opposants congolais et Jean-Pierre Lacroix lors des échanges à Kinshasa @Photo Droits tiers.