
Politique
La tentative orchestrée par certains députés et sénateurs de l’Union sacrée de la nation visant à démettre Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, et Sama Lukonde, président du Sénat, a été stoppée net par le chef de l’État, Félix Tshisekedi. En désavouant cette initiative qualifiée de « recul », le président de la République a étouffé dans l’œuf une crise institutionnelle qui menaçait d’agiter la rentrée parlementaire. Toutes les signatures collectées en faveur de cette éviction sont désormais sans effet. Réuni lundi 08 septembre à la Cité de l’Union africaine avec les présidents du Parlement, Félix Tshisekedi a lancé un appel au calme et à la responsabilité, exhortant les institutions à se concentrer sur les véritables priorités nationales : la défense de la souveraineté, la protection des droits humains et la sécurité des populations congolaises.
Face à ce danger, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a agi avec fermeté et clairvoyance. En étouffant dans l’œuf cette initiative, il a rappelé un principe fondamental : la stabilité des institutions ne peut être sacrifiée sur l’autel des ambitions personnelles ou des calculs politiques à courte vue.
Un coup d’arrêt à l’aventurisme politique
La collecte de signatures lancée par certains députés et sénateurs pour déstabiliser la direction des deux chambres s’est révélée une entreprise mort-née. Pourquoi ? Parce qu’elle manquait non seulement de vision, mais aussi de légitimité. Vital Kamerhe et Sama Lukonde ont été désignés dans le cadre d’un équilibre politique voulu par la majorité. Les remettre en cause aujourd’hui, c’est fragiliser la cohésion de l’Union sacrée et offrir, sur un plateau, un spectacle de divisions internes au moment où le pays fait face à d’énormes défis.
En qualifiant cette démarche de « recul », Félix Tshisekedi ne s’adresse pas seulement aux instigateurs de l’initiative : il envoie un message clair à toute la classe politique. La République ne peut se permettre de gaspiller son énergie dans des querelles intestines alors que les populations attendent des solutions concrètes à leurs problèmes quotidiens.
La responsabilité présidentielle
La réunion interinstitutionnelle tenue le 08 septembre à la Cité de l’Union africaine a été l’occasion pour le chef de l’État de recadrer le débat. Dans un climat tendu, il a rappelé les véritables priorités nationales :
Défendre la souveraineté menacée dans plusieurs provinces, garantir les droits humains, assurer la sécurité des populations meurtries par des décennies de conflits.
En recentrant les institutions sur ces enjeux, le président assume son rôle de garant du bon fonctionnement de la République. Il agit en arbitre, mais aussi en stratège, conscient que toute fragilité interne fragilise la position du pays sur la scène régionale et internationale.
L’appel au calme, un signal fort
En appelant les responsables des institutions au calme et à l’apaisement, Félix Tshisekedi ne fait pas preuve de faiblesse, mais de hauteur d’esprit. Gouverner, ce n’est pas encourager les rivalités stériles, mais rassembler autour d’un projet commun. La stabilité politique est une condition sine qua non pour relancer l’économie, renforcer la confiance des partenaires internationaux et redonner espoir aux citoyens.
L’histoire politique congolaise est marquée par des crises institutionnelles récurrentes, souvent nées d’ambitions mal contenues. En posant ce frein, le président évite au pays de replonger dans un cycle destructeur de luttes intestines qui paralyseraient l’action publique.
Un test de maturité pour l’Union sacrée
Cette séquence politique constitue également un test pour la coalition au pouvoir. L’Union sacrée est-elle capable de transcender les intérêts individuels pour se concentrer sur l’essentiel ? Ou bien s’enfermera-t-elle dans des calculs internes qui la fragiliseront ?
L’avenir de cette majorité dépendra de sa capacité à écouter l’appel du chef de l’État et à travailler dans la cohésion. Les Congolais, fatigués des promesses non tenues et des querelles sans fin, exigent des résultats concrets : des routes, des écoles, des hôpitaux, la sécurité. Le reste n’est que diversion.
En mettant fin aux velléités d’éviction de Vital Kamerhe et Sama Lukonde, Félix Tshisekedi rappelle à tous que la stabilité institutionnelle est une priorité nationale. Loin d’être un simple arbitrage politique, son intervention marque un choix stratégique : préserver l’unité, maintenir le cap et recentrer les efforts sur les vrais défis.
La classe politique congolaise est désormais placée devant ses responsabilités. Elle doit choisir entre l’aventurisme et la maturité, entre les querelles internes et le service du peuple.
Le président a tracé la voie : celle de la stabilité, de l’apaisement et de la concentration sur l’essentiel. Aux élus de s’y conformer, s’ils veulent être à la hauteur des attentes de la nation.
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