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Politique

64 % des Kinois rejettent le dialogue des Églises ( Les Points)

2025-11-29
29.11.2025
2025-11-29
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Un récent sondage réalisé par l’institut Les Points, à la demande de New Pelican, apporte un éclairage sur l’état d’esprit des Kinois face à l’hypothèse d’un nouveau dialogue national inclusif. Menée du 24 au 25 novembre 2025, l’enquête, conduite auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 habitants répartis dans les 24 communes de Kinshasa, met en évidence un rejet profond de cette initiative pourtant soutenue par plusieurs leaders politiques et certaines confessions religieuses, notamment la CENCO et l’ECC.

Au cœur des préoccupations exprimées par les sondés se trouve la guerre dans l’est du pays, devenue un conflit interminable. 85 % des personnes interrogées estiment que la guerre a « trop duré », traduisant une lassitude collective et une impression persistante d’abandon face à une crise désormais perçue comme chronique. Cette fatigue nationale nourrit un scepticisme général quant à l’utilité d’un nouveau cycle de pourparlers politiques.

Interrogés sur les causes profondes du conflit, les Kinois identifient prioritairement les intérêts économiques liés aux minerais et aux terres (32 %) ainsi que l’ingérence étrangère (29 %), deux facteurs étroitement liés qui renforcent l’idée selon laquelle cette guerre serait davantage « étrangère que congolaise ». Dans cette perspective, un dialogue strictement interne apparaît, pour beaucoup, comme structurellement insuffisant, pour résoudre une crise aux ramifications transnationales.

 Un discrédit massif des dialogues antérieurs 

Le sondage révèle un scepticisme prononcé vis-à-vis des processus de dialogue déjà engagés par le passé. 62 % des répondants doutent qu’un nouveau dialogue puisse être « sérieux » ou produire des effets durables tant que les causes extérieures du conflit ne sont pas abordées de manière frontale.

Cette défiance s’enracine dans un constat amer, 70 % des sondés estiment que les dialogues précédents ont surtout servi à récompenser les seigneurs de guerre notamment leur intégration dans les FARDC, leurs promotions et nominations institutionnelles alimentant ainsi un cycle délétère à savoir : « dialogue – partage de postes – retour à la guerre ». Pour la population kinoise, ces mécanismes ont créé une dynamique perverse où les négociations deviennent une voie d’accès aux avantages politiques plutôt qu’un instrument de paix.

 Rejet catégorique d’un nouveau dialogue national 

À la question centrale de l’enquête concernant la tenue d’un nouveau dialogue national, la réponse est sans équivoque : 64 % des Kinois s’y déclarent défavorables. Cette opposition traduit une perte de confiance profonde envers la classe politique, jugée incapable de transformer les dialogues successifs en solutions concrètes et crédibles.

Pour beaucoup, relancer ce type de processus ne ferait qu’encourager l’impunité, renforcer les groupes armés et prolonger une guerre qui n’a que trop duré. Cette perception renforce la fracture entre les aspirations de la population et les initiatives politiques et religieuses portées par les Églises, qui plaident pour un dialogue national inclusif afin de trouver une issue durable à la crise. Face au rejet massif d’un nouveau dialogue, les personnes interrogées privilégient d’autres pistes jugées plus robustes et plus souveraines :

Renforcer les FARDC et adopter une approche militaire plus ferme ;
Lutter contre le trafic illicite des minerais, moteur économique des groupes armés ;
Contrer l’ingérence étrangère par des actions diplomatiques plus vigoureuses ;
Poursuivre en justice les responsables de crimes, afin de rompre le cycle de l’impunité ;
Impliquer davantage les communautés locales dans les processus de décision.
Ces orientations reflètent une volonté de solutions pratiques et enracinées dans la réalité du terrain, plutôt que des négociations perçues comme stériles. L’étude met en lumière un segment souvent marginalisé dans le débat public, la majorité silencieuse.
Ces citoyens, qui s’expriment rarement dans les espaces politiques ou médiatiques, constituent pourtant la base démographique des grandes villes du pays. Leurs réponses illustrent une conscience aigüe des enjeux sécuritaires et une exaspération croissante vis-à-vis des processus politiques cycliques qui n’ont, jusqu’ici, produit que des apaisements temporaires.

Le message de cette majorité est limpide comme de l’eau : les dialogues politiques successifs n’ont pas apporté la paix, et la perspective d’un nouveau round de négociations n’inspire plus la moindre confiance.

 Un avertissement politique 

Dans un contexte où les appels au dialogue se multiplient, cette enquête rappelle que les aspirations populaires doivent être au cœur de toute démarche visant à restaurer la paix. À Kinshasa, la population semble avoir tranché : le temps des dialogues sans effets concrets est révolu.

Chrioni Kibungu
Ouragan / MCP , via mediacongo.net
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Il y a 78 jours
UDPS n'est pas l'opinion de tout Kinshasa; moi,ns encore celui de toute la RD Congo

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Il y a 78 jours
(Suite) Hitler avait trouvé au juif l'ennemi du bien être des allemands. Sont des millions des soldats qui sont morts pour cela. Mais c'était la misère des allemands qui avait poussé ce peuple à croire à n'importe quoi.

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Il y a 78 jours
Lorsque la conscience est ailleurs, tout est bon. Le FARDC perd le terrain ? Faute de Kabila, l'armée est infiltrée. Voilà la pilule avalée par certains congolais. Les FARDC avaient battues les M23 sous Kabila ? Selon Tshilombo et tous les congolais. Mais quand cette armée est infiltrée et incapable de déloger le M23 de Bunangana ? Mais lorsque l'intelligence et la conscience sont ailleurs, on accepte tout. Ces 67 % pensent que les FARDC peuvent renverser la vapeur. Ils ignorent que le M23 est composé de plus de 20 000 hommes déterminés parceque sont des condamnés à morts. Mobutu avait composé avec des officiers Lumumbiste, Kabila on lui avait porté en dote des officiers de Bemba et cndp. Aujourd'hui Tshilombo a comme référence la cession Kassaienne et Katangaise comme modèle de raisonnement. Sans un ennemi, Tshilombo ne peut vivre et rester au pouvoir, dans une démocratie. Il a besoin, comme de l'oxygène, d'un ennemi, ou des soit disant opposant à la Fayulu ou Katumbi.

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Il y a 78 jours
Un sondage de Kabeya Kamwanga. On arrive, vous allez traverser a la Nage bientot.

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Il y a 78 jours
La vision du Chef de l’etat, cela m’a pris beacoup de temps pour comprendre: 1 Rendre Kinshasa invivable par la salete,embouteillage,innondation, eboulement,… 2 Une institution spéciale : la famille présidentielle et les amis de galère du Président. Comme l’a bien souligné, cette nouvelle institution gère le côté obscur du pouvoir en influençant négativement toutes les autres institutions reconnues par la Constitution. fait énormément du mal à la RDC ,Ils sont partout et terrorise les inverstisseurs 3 Les Forces du progrès : une milice qui traque tous les opposants, les tue ou les torture, brûle les maisons de tout Congolais qui ne réfléchit pas comme l’UDPS 4 Un gouvernement composé d’étrangers : 60 % de Belges, 20 % de Français, 10 % de Canadiens et 10 % d’Américains. La promotion des femmes célibataires au gouvernement, qui tombent mystérieusement enceintes qlq mois après leur nomination Nous sommes derrière toi, jusqu’à ce que le peuple congolais manque même d’eau à boire. Alors, ils comprendront qui est un Muluba. On dira que c’est le Rwanda qui serait derrière tout cela. Fatshi aza nanu !!!!!!!!

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Il y a 78 jours
Un sondage crédible au Congo ? kiekiekiekiekiekiekiekie

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Il y a 78 jours
les rwandais viendront contredire et injurier mediacongo kieeeeekieeeee

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Il y a 78 jours
BO MIYOKELA MAWA BINO MOKO BA TALIMBWA

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Il y a 78 jours
Un sondage fait auprès des Gens de l‘Union des Destructeurs du Pays et de la Société (UDPS) Article pondu par quelqu‘un du régime. On en aura tout vu!

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