
Politique
Le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix a entamé le 9 février 2026 une visite officielle en République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par une crise sécuritaire persistante dans l’est du pays et de fortes tensions politiques autour d’un dialogue national inclusif.
Arrivé à Kinshasa dimanche soir, le chef des opérations de paix de l’ONU doit, pendant deux jours, rencontrer les principales composantes de la vie nationale congolaise. Son agenda prévoit des entretiens avec le président Félix Tshisekedi, les responsables des institutions politiques, les opposants, ainsi que les représentants de la société civile et des confessions religieuses, notamment la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), engagées dans une initiative de médiation.
Cette séquence politique intervient alors que le chef de l’État s’est récemment déclaré ouvert à un dialogue national inclusif, mais selon un format et des conditions rejetés par l’opposition. Un désaccord que le fonctionnaire onusien devra apprécier dans un climat de méfiance persistante entre les différents camps politiques.
La mission se déroule parallèlement à une situation sécuritaire préoccupante dans l’est du pays. La Monusco, dont Lacroix supervise les opérations, est chargée de l’observation du cessez-le-feu entre les Forces armées de la RDC et les rebelles de l’AFC/M23. Mais sur le terrain, les affrontements et les violations se poursuivent, tandis que les rebelles, soutenus par le Rwanda selon Kinshasa, demeurent présents dans plusieurs zones.
La tâche est d’autant plus délicate que les casques bleus ne sont plus déployés dans la province du Sud-Kivu, qu’ils avaient quittée à la mi-2024 sous la pression du gouvernement congolais, quelques mois avant l’avancée rebelle. Cette absence pèse lourdement sur les capacités de stabilisation dans une région stratégique.
Après Kinshasa, la délégation onusienne se rendra à Béni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu depuis la chute de Goma. Si la zone est épargnée par l’AFC/M23, elle reste le théâtre d’attaques meurtrières attribuées aux ADF, affiliés à l’État islamique. Depuis le début de l’année, au moins 62 civils ont été tués, malgré la présence des forces congolaises, ougandaises et des Casques bleus.
Sur le plan diplomatique, plusieurs initiatives ont tenté d’enrayer la spirale de violence. Une déclaration de principes en vue d’un cessez-le-feu a été signée à Doha entre le gouvernement congolais et le M23. En décembre dernier, un accord dit « pour la paix et la prospérité » a également été paraphé à Washington entre la RDC et le Rwanda. Mais sur le terrain, aucun de ces textes n’a permis de faire taire durablement les armes.
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