Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_30012026
mediacongo
Retour

Politique

Dialogue sous tension : pourquoi la médiation CENCO - ECC divise le pouvoir et l’Opposition

2026-02-12
12.02.2026
2026-02-12
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2026_actu/02_fevrier/09-15/felix_tshisekedi_recoit_cenco_ecc_26.jpeg -

Image d'illustration

La question d’un dialogue intercongolais piloté par la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) et l’ECC (Église du Christ au Congo) continue de susciter un vif débat en République démocratique du Congo.

Alors que plusieurs figures de l’Opposition s’y accrochent comme à une condition jugée indispensable pour crédibiliser l’initiative, le pouvoir de Kinshasa, lui, insiste officiellement sur le respect des institutions de la République, affirmant que tout dialogue doit être organisé par celles-ci.

Mais, dans les milieux politiques, beaucoup estiment que les réticences du pouvoir dépassent la simple question de principe institutionnel.

Dans une analyse, l’acteur politique Kiki Kienge estime que la première inquiétude de Félix Tshisekedi serait la perte de contrôle du processus. Un dialogue dirigé par les Églises signifierait que l’agenda, la méthode de travail et les conclusions ne seraient pas entièrement maîtrisés par le pouvoir. Or, dans un contexte politique fragile, contrôler le cadre du dialogue permet d’éviter les surprises et de limiter les risques politiques. Confier la conduite des discussions à des médiateurs indépendants réduirait ainsi la marge de manœuvre de la présidence.

S’ajoute à cela la position historique de la CENCO et de l’ECC. Ces deux confessions religieuses ont, par le passé, défendu le respect strict de la Constitution et l’alternance démocratique. Elles s’étaient notamment opposées à tout glissement électoral ou à toute modification constitutionnelle susceptible de prolonger le mandat de Joseph Kabila entre 2016 et 2018. Si un dialogue national venait à aborder des réformes institutionnelles sensibles, leur influence pourrait peser lourdement et freiner certaines ambitions politiques des autorités actuelles. Cette mémoire institutionnelle expliquerait, selon certains observateurs, une certaine méfiance du camp présidentiel.

Dans un climat politique fortement polarisé, l’Opposition perçoit souvent la CENCO et l’ECC comme des acteurs crédibles et relativement neutres. Une médiation forte des Églises pourrait ainsi renforcer la position des opposants, notamment ceux qui dénoncent la gouvernance actuelle. Certains analystes estiment qu’un dialogue réellement inclusif risquerait de mettre en lumière les faiblesses de la gestion du pouvoir, surtout si les discussions portent sur les causes profondes de la crise politique et sécuritaire.

Un autre élément complique l’équation : le rôle régional. Le président angolais João Lourenço, désigné médiateur dans la crise congolaise, a récemment rencontré des responsables de la CENCO et de l’ECC. Son positionnement sera déterminant. S’il soutient un rôle central des Églises, l’équilibre des forces pourrait s’en trouver modifié. En revanche, s’il privilégie un cadre plus proche de la ligne défendue par Kinshasa, le dialogue pourrait susciter des doutes au sein de l’opposition, qui redoute un processus trop influencé par les institutions alignées sur le pouvoir en place.

Au-delà de la dimension religieuse, le débat renvoie en réalité à des enjeux de contrôle politique, de crédibilité institutionnelle et de confiance entre la majorité, l’opposition et la société civile. Pour le pouvoir, accepter un dialogue dirigé par des acteurs qu’il ne contrôle pas comporte des risques. Pour d’autres, c’est précisément cette indépendance qui garantirait un processus plus crédible et inclusif.

Quoi qu’il en soit, le dialogue apparaît aujourd’hui comme un impératif dans un pays traversé par de profondes crises politiques et sécuritaires. Il devient urgent que les parties prenantes harmonisent leurs positions afin de baliser un cadre consensuel susceptible de sortir la RDC de l’impasse, plutôt que de se focaliser sur les gains politiques que chacun pourrait en tirer.

 

Charles Mapinduzi
Netic News / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 11 commentaires
1373 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 12 heures
Il faut avoir pitié de Kagame mes chers amis. Quand je me rappelle de son orgueil de 2021-2022, il faut accepter que l'homme n'est rien. Il est fini le type, voyez comment il est agité. Il sent tout perdre déjà. On lui a tendu la main mais par orgueil, il a pensé prendre tout l'homme même pas son bras seul. Nangaa a toujours été son porte parole en disant, nous avions construit un monstre que nous allons détruite

Réagir

2
Répondre
Il y a 13 heures
Les soi-disant médiateurs hommes de Dieu ont été corrompus pour aider Kagame devenu faible sur le terrain de bataille. Au début, Kagame et Kanambe disaient qu'ils savent faire la guerre. Aujourd'hui, ils ne comptent plus que sur un hypothétique dialogue. Kanambe et Kagame les 2 sanguinaires sont finis Les congolais n'accepteront plus le jeu Kagame-kanambe qui nous a fait souffrir pendant 30 ans. Ces sanguinaires doivent comprendre que même avec la CENCO, ça ne passera pas

Réagir

3
2
Répondre
Il y a 13 heures
La réalité est que la CENCO est partie prenante au conflit, elle a déjà démontré qu'elle est au service de l'agresseur. Les rwandais tutsi instrumentalisés par Kagame pensent que c'est par la CENCO que les sanguinaires Kagame et Kanambe vont occuper la RDC. Le monde entier connait comment la CENCO a été corrompue. Les congolais n'accepteront plus la traîtrise des ces traîtres en soutane

Réagir

2
1
Répondre
Il y a 13 heures
(Suite) aujourd'hui pour Tshilombo et les églises du sapeur Kamba, USN. Il faut dialogue, parceque il y'a l'agression Rwandaise. Pour l'Afc, Kabila et autres opposants, il faut dialogue parceque il y'a eu violation des textes et constitution en plus de la mauvaise gouvernance. Le M23,et le Rwanda sont les conséquences de cette politique ,vision de Tshilombo. Le choix ? Par où initié. Pour nous par le second.

Réagir

2
Répondre
Il y a 13 heures
À notre avis, l'erreur c'est la transhumance et la création de l'USN. Or, l'USN c'est la vision de Tshilombo . Une orange pourrie dans un sac des bonnes oranges, finit toujours par tout pourrir. Au de l'AFC. Beaucoup étaient disposer à chanter de veste. Malheureusement l'AFC n'est pas l'Afdl. L'Afdl est arrivé à Kinshasa sans sa propre armée bien structurée. Aujourd'hui l'AFC se transforme chaque jour en une armée structurée. Ainsi son avancement est méthodique. L'USN est constituée des évadés de Kabila. Maintenant s'il y'a dialogue des églises catholique et ECC, cela pourrait amener à des suicides politiques des caciques et poulins. Il suffit de regarder les sorties politiques de Mende, Bakonga, Bemba, du ministre de l'industrie. Ainsi Tshilombo doit se sauver et sauver aussi les membres de l'USN. Mais le passage par ce dialogue bien que douloureux, suicidaire, reste la voie obbliger pour sauver la RDC.

Réagir

2
Répondre
Il y a 14 heures
La CENCO ET L'ECC sont le gage du ."SÉRIEUX" pour un DIALOGUE NEUTRE ET TRANSPARENT! Et le pouvoir est juste le "CONTRAIRE". kabila en sait quelque chose, lui qui n'a pas respecter le voix du peuple en 2018, est victime du même pouvoir actuellement 😂😂😂😂😂😂

Réagir

2
1
Répondre
Réponse : 1
Il y a 15 heures
Fulgence Muteba roule pour ses frères katangais , Katumbi et Kabila , tandis que Fridolin Ambongo et Donatien Nshole ont une haune viscerale envers Tshilombo, qui les poussent à rouler pour Kagame et les Naanga . L'église n'est plus au milieu du village .Si ce n'est pas le cas alors que quelqu'un nous explique ici les déclarations de Nshole , sur Top Congo , à propos de l'aveu de l'ambassadrice du Rwanda à l'ONU ? intelligence artificielle ? soyons serieux .

Réagir

3
2
1
Répondre
Réponse : 1
Il y a 15 heures
C'est claire, Tshilombo le grand clochard ne peut pas faire face A Kabila et ne peut pas corrompre les pretres et il a peure de la verite'. La vie de Tshilombo a comme fondation les mensonges , c'est un grand fraudeur, tous ce qu'il fait il y a des fraudes, la vie academique trop floue, sans aucun certificat, le mariage, KAMIZELO est une preuve, sans aucun papier ou photo du mariage, la vie proffessionelle aucune, du livreur des pizza A la presidence. La vie politique MAWABLE. Il a trahi tout le monde qui etait entre' en contact avec lui, tout le monde. En conclusion, Tshilombo a peure du dialogue.

Réagir

3
3
1
Répondre
right
Article suivant Attaque au drone à l'aéroport de Kisangani : Prince Epenge dénonce un « terrorisme d’État » et appelle à l’unité nationale
left
Article précédent « Homme brave », Trump élogieux envers Tshisekedi

Les plus commentés

Politique Le Congrès américain soutient la CENCO et l’ECC dans le dialogue national en RDC

11.02.2026, 19 commentaires

Politique « Le Président Tshisekedi a fait beaucoup de choses qu’aucun autre chef d’Etat n’a jamais fait dans notre pays » (Willy Bakonga)

11.02.2026, 11 commentaires

Politique Dialogue sous tension : pourquoi la médiation CENCO - ECC divise le pouvoir et l’Opposition

12.02.2026, 11 commentaires

Politique Kinshasa : poursuivi pour outrage au chef de l’État, Parole Kamizelo défend sa version devant la justice

10.02.2026, 8 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance