
Politique
Les dirigeants africains parlent désormais d’une seule voix pour exiger le respect de l’intégrité territoriale de la RDC, menacée par l’activisme du M23 soutenu par l’armée rwandaise. Au 39ème sommet de l’UA à Addis-Abeba, la RDC a reçu un soutien total. Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa a exigé même des sanctions contre les supplétifs du Rwanda.
Sans langue de bois, Cyril Ramaphosa a condamné la poursuite des conquêtes territoriales par l’AFC-M23 dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo (RDC). « Ces actions illégales doivent être résolument sanctionnées », a-t-il tranché.
Alors que le Rwanda a refusé de retirer ses troupes du territoire congolais, conditionnant le retrait à la neutralisation complète des FDLR, le président sud-africain a réaffirmé que « l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC doivent être préservées et respectées ».
L’Afrique du Sud, qui se prépare à prendre la tête du mécanisme régional de suivi de l’accord-cadre pour la paix et la sécurité pour la RDC et la région, a assuré qu’elle travaillera avec tous les pays signataires « afin de trouver une solution durable à ce conflit prolongé ».
Cyril Ramaphosa n’est pas le seul dirigeant à condamner l’offensive de l’AFC-M23. João Lourenço, président sortant de l’UA a également fulminé contre « l’occupation récente de nouvelles positions stratégiques et l’établissement d’une administration parallèle dans les territoires occupés par le M23 ».
Afin de ne pas compromettre les acquis obtenus dans le cadre des processus de Washington et de Doha, qui reconnaissent la nécessité d’un dialogue intercongolais, le président angolais a indiqué que son pays a mis en œuvre des initiatives visant à souligner l’importance cruciale et urgente d’engager ce dialogue qui, selon lui, est une « étape essentielle vers la réconciliation nationale et l’instauration d’une paix durable sur l’ensemble du territoire congolais ».
Dans ce contexte préoccupant, la RDC dénonçant l’invasion rwandaise, le nouveau président de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye a rappelé que « la paix et la sécurité ne peuvent être effectives sur notre cntinent s’il y a encore des pays de l’Afrique qui se font frapper ou agresser sur fond d’intérêts géopolitiques ou économiques des grandes puissances ».
Ainsi, a-t-il souhaité que la voix de l’Afrique s’élève pour plaider en faveur du respect du « droit international, de l’intégrité territoriale de nos pays, de la souveraineté de nos États et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
La position de dirigeants africains met en lumière, selon plusieurs analystes, l’isolement diplomatique que subit le Rwanda. D’ailleurs, le président Paul Kagame n’a pas fait le déplacement d’Addis-Abeba. Il s’est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.
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