
Economie
La situation financière de l’Etat s’est soldée par un déficit de 204,0 milliards de CDF contre un excédent de 39,5 milliards à la période correspondante de 2015. La balance des paiements indique, quant à lui, un solde négatif de 0,8 % du PIB contre un excédent de 0,4 % enregistré à fin juin 2015. Ces statistiques sont contenues dans le rapport sur la politique monétaire du premier semestre 2016, publié fin août par la Banque centrale du Congo (BCC).
Le rapport a été présenté le lundi 5 septembre par le gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo.
Dans ce contexte, poursuivant son objectif principal de la stabilité du niveau général des prix, la Banque centrale du Congo a durci sa politique monétaire. La publication de ce rapport s’inscrit dans le cadre de la « transparence et de la recevabilité qui caractérisent l'Institut d’émission ».
Dans ce rapport, la BCC présente une vue d’ensemble du comportement de la banque des banques.
Les estimations de la croissance, sur base des réalisations à fin juin, tablent sur une progression du PIB réel de 4,3% en 2016 contre 6,9% en 2015. Ce repli de l’activité résulte de l’effet conjugué du ralentissement de la croissance dans la branche extractive et de la régression dans celles de commerce ainsi que de transport et télécommunication.
Selon le rapport, le coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises a été revu à la hausse et le bon de la Banque centrale du Congo orienté dans le sens des ponctions de la liquidité.
Pendant la période sous examen, il a été introduit le mécanisme de stérilisation intégrale des dépôts en monnaie nationale de l’Administration publique centrale auprès des banques commerciales, lequel devra entrer en vigueur à partir du second semestre. Toutefois, le taux directeur a été maintenu à 2,0 %.
Pour contrer les fortes tensions observées sur le marché des changes et ainsi lisser les fluctuations du taux de change, la Banque a opéré quelques opérations de cession des devises. En dépit de ces interventions, le taux de change a enregistré un niveau de dépréciation nettement supérieure à la moyenne de cinq dernières années.
Pour le second semestre, l’autorité monétaire devrait garder sa nouvelle cible annuelle de l’inflation de 4,2 % à fin décembre 2016, contre celle initiale de 3,4 % en vue de se donner une marge de manœuvre dans la manipulation de ses instruments.
Toutefois, plusieurs risques devraient entourer la conduite de la politique monétaire au second semestre.
Au plan extérieur, les experts de la BCC estiment que le pays reste vulnérable à la persistance des niveaux bas des cours des matières premières d’exportation congolaise. Cette évolution devrait contribuer à accentuer la détérioration du solde de la balance des paiements et in fine la baisse progressive des réserves internationales.
Au plan interne, le risque est essentiellement d’origine budgétaire du fait de la récurrence des déficits publics, à la suite notamment de la faible mobilisation des recettes publiques, de la forte consommation des dépôts de l’Etat ainsi que des pressions sur les dépenses publiques liées au financement du processus électoral et à la poursuite de l’installation de nouvelles provinces.
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