
Politique
Selon l’accord de la conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), c’est dans cinq mois exactement, soit le 31 décembre 2017, que les élections doivent s’organiser pour opérer l’alternance en République démocratique du Congo.
Aujourd’hui, le 31 juillet 2017, aucun décor n’est jusque-là planté pour tenir cette promesse. Le 7 juillet dernier, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Corneille Nangaa, a dit clairement que sur le plan technique, il est impossible d’aller aux élections à cette date. Ce qui a provoqué la furie de la classe politique, principalement de l’Opposition, ainsi que d’une branche de la société civile.
Parmi les opposants qui tiennent au respect de l’accord des Evêques, figurent une bonne partie qui siège à l’Assemblée nationale et au Sénat. On peut citer Martin Fayulu, Eve Bazaïba, Olivier Kamitatu, Jean-Baptiste Ewanga, André Claudel Lubaya, Delly Sessanga, Jean-Claude Vuemba et bien d’autres, en dehors des sénateurs dont Ramazani Baya, Jacques Ndjoli et des députés provinciaux comme Jolino Makele…
Ces leaders de l’Opposition ont même promis d’appeler le peuple congolais à la désobéissance civile à partir du 1er septembre, après avoir constaté que le corps électoral n’est pas convoqué. Une manière pour eux de ne plus reconnaitre le Raïs comme président de la République.
Or, pour que ces actions aient de l’impact, ils feraient mieux de commencer par quitter les institutions du pays, parmi lesquelles le Parlement. En effet, c’est depuis de nombreux mois que les deux chambres législatives ne sont plus légitimes. Cette démission accentuerait la pression afin de tenter d’obtenir gain de cause, en posant ce geste. Mais pour l’heure, aucune initiative n’est prise dans ce sens. Le combat est sur un autre terrain. D’ailleurs, de plus en plus, des voix s’élèvent pour demander à Vital Kamerhe de retirer son élément, le ministre d’Etat et ministre du Budget Pierre Kangudia, du gouvernement Bruno Tshibala. Ce, depuis qu’il a rejeté la désignation, par consensus, de Joseph Olenghankoy au poste de président du Cnsa. Pourtant, c’est le même Olenghankoy qui, grâce à son « Rassemblement », a fait nommer Tshibala comme Premier ministre. Et ce dernier a formé une équipe dont fait partie un ministre UNC.
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