
Politique
Kabila en quête de la paix à Kananga, pour l’espace Grand Kasaï. Pendant ce temps, à l’ONU et dans les parvis de cette organisation tentaculaire, les Opposants râlent. Comme en blaguant, Katumbi – Félix Tshisekedi, jouant sans doute au "qui perd gagne", réclament, curieusement, une transition sans Kabila.
Un communiqué de ce duo signé lundi, depuis le pays de l’Oncle Sam, tente une action séductrice que, logiquement, les autorités congolaises auraient pu mieux faire de prendre au sérieux. Ici, la présence de She Okitundu et Barnabe Kikaya bin Karubi, à elle seule devant des lobbyings costauds et hostiles, serait-elle de nature à arrêter la désescalade de l’image de la RD. Congo dans l’opinion internationale ? Trame cachée ?
A la manœuvre, Jean-Pierre Lacroix, le Secrétaire général de l’ONU chargé des Questions de maintien de la paix, dirige cette réunion stratégique à huis clos, à New York, en l’absence de Joseph Kabila qui, pourtant, est un des éléments clés pour tout éventuel dénouement de la crise politique actuelle en RD. Congo. Normalement, hier, jusque tard la nuit, les retombées de cette rencontre sont restées dans le firmament des tractations, sans que l’on ne sache, avec exactitude, ce qui a été décidé. Le moins que l’on puisse dire, à ce stade, est qu’il était question de passer au prisme de l’évaluation, le tableau du processus électoral en RD. Congo, tel qu’il se présente, à ce jour, avec ses avancées ou ses écueils.
Dans tous les cas, l’option de l’application sans faille de l’Accord, comme d’ailleurs, l’avait déjà dit, auparavant, le même Jean-Pierre Lacroix, lors d’un récent séjour sur le sol congolais, sera la même. Autrement dit, en dépit du retard accumulé, le rappel à la tenue des élections, au plus tard, le 31 décembre 2017, en sera, certainement, l’une des pièces du puzzle. Si bien que toutes les parties prenantes, quelles que soient leurs tendances politiques, seront appelées, une fois de plus, à revenir aux fondamentaux de ce compromis politique conclu, sous les auspices des évêques, le 31 décembre 2016, au Centre interdiocésain, à la Gombe.
Pas franchis…
Dans les faits, il était dit, dans cet Accord, qu’il fallait une transition assortie d’une gestion consensuelle pour une période de 12 mois au maximum. Puis, il avait été également dit qu’il fallait des mesures de confiance, en termes de décrispation politique. Allusion faite à libération des prisonniers politiques, à l’abandon de certaines poursuites judiciaires et tracasseries administratives à l’encontre des Opposants, à la garantie des manifestations publiques et pacifiques, à la réaffirmation des libertés d’opinion, d’association et de presse. Dans ce même Accord, il était prévu, dans la foulée de toutes les options retenues, que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, reste en place jusqu’à l’installation effective de son successeur élu et que les institutions à mandat électif, seraient hors du champ des postes de responsabilité à dispatcher entre les parties prenantes.
En outre, pour l’application de cet Accord, il avait été envisagé la mise sur pied d’une institution "sui generis" dénommée : "Conseil National de Suivi de l’Accord" à la tête de laquelle, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, fort de son poids de l’âge et de son expérience en tant qu’homme politique chevronné, devrait être porté, le 26 janvier 2017, peu de jours seulement avant son décès, le 1er février 2017, à la Clinique Sainte Elisabeth à Bruxelles, capitale de la Belgique, l’ancienne puissance coloniale.
Rêves croisés !
Ainsi, une fois toutes ces dispositions appliquées, les rêves croisés de la tenue des élections libres, transparentes et apaisées, avaient pour point culminant, l’alternance démocratique. Et, pourtant, tout ceci n’aura été qu’un leurre. Des jours sont passés. Des mois aussi. Alors que l’Accord en a souffert dans tous les sens. Les scissions nées de la contradiction, au moment de la conclusion de l’Arrangement particulier, plus précisément, sur la question du choix du Premier ministre, du rôle de la CENCO pendant la transition et, surtout, sur la succession de Tshisekedi au strapontin du CNSA, ont vite fait de renverser la marche des aiguilles de la montre. Ramant à contre-courant, le Rassemblement de Limete est, lui, resté en marge de nouvelles institutions. Les évêques, à la fin de leur mission, avaient été priés de rester à l’église, pour paître, conformément à leur mission pastorale, les troupeaux. Et, sur ces nouveaux rails, derrière tous ces taratata, vinrent au devant de la scène, Bruno Tshibala et son équipe. Et, des mois après, ce fut le tour de Joseph Olenghankoy de monter en puissance, au CNSA. Donc, la machine, loin d’avancer dans le sens souhaité, connut un électrochoc dont les grèves à profusion auxquelles l’on assiste aujourd’hui, ne sont, peut-être, que l’autre face de l’iceberg.
Espoir ?
Que peut bien faire New York, avec ses multiples résolutions non appliquées, pour l’avancée du processus électoral, désormais, confronté à l’absence du fichier électoral, du calendrier, du financement ou, même, à l’épreuve de l’insécurité ? Y a-t-il espoir de ramener les parties prenantes aux nouvelles discussions directes ?
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