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Un point-presse du mouvement d'opposition Lutte pour le changement (Lucha), qui voulait dénoncer "l'assassinat" d'un de ses membres mort dans un incendie, a été interdit par la police ce mardi 31 juillet 2018 à Goma dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Une quarantaine de manifestants se trouvent par ailleurs en détention depuis la veille dans la capitale Kinshasa.
La police a interdit l'accès au point-presse de la Lucha dans son fief de Goma (Est), a constaté l'AFP. "Il ne pouvait pas tenir leur conférence de presse sans l'autorisation de la mairie", a justifié le maire Timothée Muissa Kiesse.
En #RDC l'état prédateur arrête des jeunes activistes qui marchent contre l'esclavage sexuelle des filles au #Kasai. Arrêtez cette repression contre la jeunesse congolaise! #LiberezNosJeunes #ProtegezNosFilles pic.twitter.com/1S31AmzTlB
— Nadia Nsayi (@NadiaNsayi) 31 juillet 2018
Un militant de la Lucha a lu dans la rue un communiqué qui dénonce les conclusions d'une enquête judiciaire sur la mort de Luc Nkulula, 33 ans, mi-juin dans l'incendie de sa maison à Goma. "Pour l'instant, il n'y a aucun prévenu à poursuivre. C'est tout simplement un incident malheureux", a déclaré vendredi le procureur.
"Nous sommes plus que jamais convaincus que notre camarade a été assassiné", dit le communiqué de la Lucha, mouvement qui demande le départ du président Joseph Kabila.
La Lucha a par ailleurs indiqué que sept de ses militants se trouvaient parmi les personnes arrêtées lundi à Kinshasa.
"Les quarante militants des mouvements citoyens arrêtés hier (lundi 30 juillet 2018) lors d'une marche silencieuse sont toujours en détention", a déclaré à l'AFP Nera Kanyinda, chargé de communication d'un autre mouvement citoyen (Engagement citoyen pour le changement, Eccha), organisatrice de la marche.
"Ils marchaient pour aller déposer un mémorandum au bureau de la représentante spéciale du chef de l’État en charge de la lutte contre les violences sexuelles afin d'exiger l'implication du président de la République pour la libération des filles et femmes esclaves sexuelles au Kasaï", a-t-il développé.
Mardi matin, des proches des personnes interpellées manifestaient à proximité du bureau provincial de la police à Kinshasa pour demander leur libération, a constaté un journaliste de l'AFP.
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Des militants du mouvement de la société civile, Lutte pour le changement (Lucha), à la procession funéraire de l'activiste congolais pro-démocratie, Luc Nkulula, à Goma, le 14 juin 2018.