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Politique

Félix Tshisekedi aura-t-il le contrôle de l'armée ?

2019-01-23
23.01.2019
2019-01-23
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Le candidat Felix Tshisekedi saluant quelques officiers militaires à Mbuji-Mayi lors de sa campagne à la présidentielle, le 13 décembre 2018.

Parmi les nombreux chantiers qui attendent le nouveau chef de l'État congolais figurent la question sécuritaire et le contrôle de l'armée. Mais cette tâche s'annonce délicate car Joseph Kabila y a encore ses hommes.

Selon plusieurs spécialistes des questions sécuritaires de la RDC, le contrôle de l'armée et les questions sécuritaires constituent le chantier numéro 1 du nouveau président. Car, estiment-ils, pour diriger ce pays-continent, il faut d'abord contrôler l'armée.

L'ombre de Kabila plane toujours

Or, on le sait, celle-ci est toujours fidèle au président sortant. Avant de quitter le pouvoir, Joseph Kabila a d'ailleurs procédé, l'été dernier, à une vague de nominations à des postes stratégiques au sein de l'armée, de la police et des services de renseignement.

Le général Célestin Mbala Munsense a été promu chef d'État-Major des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Tandis que le général John Numbi, frappé par les sanctions américaines, a été nommé inspecteur général de l'armée. Quant aux généraux Amisi Kumba alias Tango Four et Delphin Kahimbi, ils s'occupent des renseignements militaires.

"L'armée est contrôlée par le clan Kabila. Et c'est une armée qui a été déstabilisée à dessein avec beaucoup de milices qui se combattent. Ça fait partie du deal que le nouveau président a signé avec l'ancien pour dire : tu me donnes les rênes du pouvoir mais certains attributs restent sous ton contrôle. Et il y a entre autres le contrôle de l'armée, de la police, mais aussi des services secrets", explique Boniface Mabanza Bambu, le coordonnateur de la KASA, une ONG chrétienne basée à Heidelberg, en Allemagne.

Inquiétudes

Cet état de fait inquiète de nombreux analystes. Surtout que si le président Félix Tshisekedi n'arrive pas à avoir d'ascendant sur l'armée et les services de sécurité, il pourra difficilement empêcher les violences.

Stéphanie Wolters de la division Paix et sécurité à l'ISS, l'Institut d'études de sécurité de Pretoria, en Afrique du Sud s'interroge.

"Qu'est-ce qu'il fera [Félix Tshisekedi, ndlr] par exemple s'il y a une marche pacifique du camp de Fayulu ? Est-ce qu'il laissera faire ? Est-ce qu'il demandera à ses services de sécurité de tirer sur la foule ? Ce sont toutes sortes de questions comme ça qu'on se pose déjà. Et on verra ça dans les mois à venir".

Autre interrogation : le président Félix Tshisekedi va-t-il parvenir à s'émanciper de Joseph Kabila, pour tenter de contrôler l'armée ? Pari risqué, car "Félix Tshisekedi" n'a pas d'alliés au sein de l'armée.

"Au moindre faux pas, ou s'il compte passer en force, il sera déposé par la force", nous a confié le politologue Didier Nkingu.

 Changement dans l’appareil sécuritaire 

Il faut noter que, malgré la collaboration sur des secteurs clefs comme l’armée et la sécurité, le 4ème alinéa de l’article 91 de la Constitution précise que « le Gouvernement dispose de l’administration publique, des forces armées, de la Police Nationale et de services de sécurité ». Donc, le Chef de l’Etat ne peut pas, de son propre chef, disposer de soldat ou de policier pour mener une quelconque opération, cela est de la compétence exclusive du Gouvernement en collaboration avec le Chef de l’Etat.

Quant au changement à la tête de l’armée, de la police et des services de sécurité, l’article 81 de la Constitution nous renseigne entre autre que « sans préjudice des autres dispositions de la Constitution, le Président de la République nomme, relève de leurs fonctions et, le cas échéant, révoque, sur proposition du Gouvernement délibérée en Conseil des ministres : (3) le chef d’état-major général, les chefs d’état-major et les commandants des grandes unités des forces armées ainsi que (2) les officiers généraux et supérieurs des forces armées et de la police nationale, le Conseil supérieur de la défense entendu ainsi que… ».

En somme, le Chef de l’Etat ne peut pas, de son propre chef, révoquer ou nommer un chef d’état-major général, les chefs d’état-major, les commandants des grandes unités, les officiers généraux ou supérieurs des forces armées ou de la police nationale. Cela doit découler obligatoirement d’une proposition du Gouvernement entendu en conseil des Ministres conduit ici, selon la logique légale, par le Premier Ministre qui sera issu de la majorité parlementaire, donc en cet instant du FCC.

Avec des telles contraintes légales, la marge de manœuvre quant aux promesses électorales du nouveau Chef de l’Etat concernant notamment la sécurité sera très étroite. Il est donc peu probable d’assister un démantèlement rapide de l’appareil sécuritaire mise en place par l’ancien de chef de l’Etat.

Risque de confrontation

Si, à titre illustratif, le chef de l’Etat nomme ou révoque, par mégarde, un nouveau Chef d’Etat-major sans attendre la proposition du gouvernement, il s’agira là d’un acte anticonstitutionnel synonyme de « haute trahison » comme le prévoit l’article 165 de la Constitution.

Quant à sa mise en accusation, le FCC aura les coudés franches vu que l’article 166 de la Constitution stipule que « la décision de poursuites ainsi que la mise en accusation du Président de la République et du Premier ministre sont votées à la majorité des deux tiers des membres du Parlement ».

Il suffirait donc pour le FCC de réussir à faire élire 55 sénateurs à la prochaine élection sénatoriale pour constituer les deux tiers du parlement. Un exercice relativement facile au regard du score effectué par lui lors des élections provinciales, sachant que ce sont les députés provinciaux qui votent à l’élection sénatoriale...


Deutsch Welle / MCP,via mediacongo.net
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Oui les Ministères régaliens qui dépendent du président de la république figurent la Défense, les affaires étrangères et l'intérieur.

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Il y a 2616 jours
c'est finie les élections rendez vous en 2023 cette fois préparer des projets d'alternance credible, Kabila est partie il n'y auras plus votre alibis

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Il y a 2616 jours
Minable! Une copie du rapport électoral de la Conférence épiscopale du Congo (Cenco), adressé le 15 janvier à Corneille Nangaa, le président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), est parvenu à La Libre Afrique. Il donne notamment les résultats obtenus par des comptages parallèles réalisés par la mission d’observation de la Cenco pour la présidentielle du 30 décembre 2018: 62,11% à Martin Fayulu (opposition), 16,93% à Félix Tshisekedi (UDPS), 16,88% à Emmanuel Ramazani Shadary (coalition kabiliste) et 4,09% à tous les autres candidats.

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Il y a 2616 jours
Felix Tshisekedi tu es corrompu par le REGIME Kabiliste. Kabila a 350 Depute' donc l'armee', defence,securite' entre les mains des Joseph Kabila et son Regime. Finance entre les mains de Joseph Kabila et son gouvernemeent, Ensemblee' national entre le Rwandais Joseph Kabila. Tu ne vas rien faire Tu es un president protocolaire en etiquette. Tu ne faira que ZERO. Tu es ZERO, ZERO

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Il y a 2616 jours
le président est le chef suprêmes des armées commandant en chef celui qui nomme le chef d'état major des armées et décorent les généraux arrêter les spéculations

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Il y a 2616 jours
arretons ce pessimisme aigu ! Fatshi est sage et on peut lui faire confiance

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Il y a 2616 jours
Qui vivra verra, on ne conclu pas les alliances avec le diable en personne

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Il y a 2616 jours
Nous connaissons tous, comment ca fonctionne en RDC, Kabila sera publié d'ici 2 ans.

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@la cléôpatre ne cache pas ton ignorance en invoquant ton Dieu La RDC EST UN SYSTEME SEMI-PRESIDENTIEL, pas besoin d'avoir un président fort c;est l'esprit de la Constitution( rupture d'avec la dictature de Mobutu) Je me répète,Kabila a forgé une pratique constitutionnelle, au cours de ces 2 mandats,à coup de violation par-ci ,interprétation par-là, pour finir par s'accaparer du pouvoir au point de le confisquer Cela a été rendu possible grâce à une majorité acquise à sa cause pas grâce aux dispositions constitutionnelles!!!

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Il y a 2616 jours
Il n'y aura pas de probleme car FATSHI va travailler en collaboration avec le FCC ILs ont tous interet a travailler ensemble

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Il y a 2616 jours
IL N'y aura pas de probleme car FAtshi

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Il y a 2616 jours
Laissons les analyses aux analystes politiques scientifiquement bien formés. Ceux qui ne sont pas du domaine racontent du n'importe quoi L'art en présence fait une analyse scientifiquement objective Seul l'avenir nous dira la suite ,et aussi Média congo sera toujours là si Dieu le veut pour nous mettre d'accord. N'allons pas vite en besogne J'ajoute entant que politologue,c'est le respect de la constitution qui guide la conduite des affaires de la cité. Tant qu'au Congo qu'il n'y aura pas le suivi de la constitution, nous tournerons en rond .

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Il y a 2616 jours
Tout ira Super Méga Bien avec l'aide de Dieu qui a placé FELIX a la tète du Pays, arrêtez de toujours voir le coté négatif.

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Il y en a qui pense vraiment que Tshilombo a une grande marge de manoeuvre ce n'est plus de la logique c'est de l'ordre de la foi!!!La question n'est pas tout se réglera petit à petit(parce que le premier ministre gouvernera de toute façon) mais au profit de qui?? C'est ça l'enjeu!!

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Il y a 2616 jours
C'est constitution qui le dit, meme si au sein de l'armée et de toute armée il y'a des lobbys. Des groupes qui ont des missions qui repondent à d'autres gens. Il ne va pas commender des enfants. L'armée est républicaine. Ne criticons pas toujours ce qui est là, l'armée est en construction comme le pays Si Fayulu va faire des marches il va le faire, le problème sont les infiltrations, les ésprits durant une marche de protestation. Meme en Europe on ne laisse pas une marche des casseurs sans intervention de la police, ou de l'armée au besoin.

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Il y a 2616 jours
C'est constitution qui le dit, meme si au sein de l'armée et de toute armée il y'a des lobbys. Des groupes qui ont des missions qui repondent à d'autres gens. Il ne va pas commender des enfants. L'armée est républicaine. Ne criticons pas toujours ce qui est là, l'armée est en construction comme le pays.

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Il y a 2616 jours
Laissez le temps au temps, tout se reglèra petit à petit il faut avoir confiance au président élu car il est issu d'un parti mature et impecable dans sa lutte pour la démocratie et le développement.

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Il y a 2616 jours
Pourquoi cette agitation ? Laissez le président élu le temps de peaufiner ses stratégies sécuritaires. Gardez votre souffle ne soyez pas presser, dixit Djuna Mombufu dans l'album Cocktail.

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Il y a 2616 jours
C'est une analyse objective des choses, mais le gars s'étant jeté à l'eau, il ne s'attend pas à en sortir sec. De plus, l'armée, ce n'est pas le général et le commandant. C'est le soldat de rang, celui-là qui dort dehors en s'assurant que le chef dors bien sous air conditionné et hors des moustiques. Ce soldat, lui aussi est-il, va-t-il toujours rester fidèle à Kabila ? Au regard du traitement infra humain lui infligé, il y a de quoi douter. Même parmi ces généraux et colonels, il y en a qui ont aussi besoin de voir le pays décoller et se faire respecter. Je reste donc positif pour ma part, le ciel ne nous tombera pas sur la tête dirait L. Mende.

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C’est ça le début de la démocratie en RDC, il y a le poids et le contrepoids dans chaque situation. Kabila n'est pas bête !

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Il y a 2616 jours
Nous attandons impatiemment la croissance du PIB de 25% l'an promise par son excellence le president tricheur plutot protocolaire

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Il y a 2616 jours
Il ne pourra pas controler cette milice pro-kabila. C'est cela l'epee de Damocles qui l'executera ou le chassera du pouvoir s'il ose desobeir a son epoux en s'ecartant de son ideologie. Au travail les tricheurs!

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Il y a 2616 jours
Questions très pertinentes, en effet. Mais je crois en la bonne Main du Ciel sur la République démocratique du Congo.

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Il y a 2616 jours
CA NE SERA PAS AINSI DES QUE FELIX AURA PRETE SERMENT IL AURA TOUT LE POUVOIR, LES ACCORDS EXISTENT TJS MM EN ANGOLA, AU BENIN IL Y 'EN A TJS MAIS LE RESPECT DES ACCORDS POSENT TJS PROBLEME ET LE PRESIDENT EN EXERCICE FINI TJS PAR L'EMPORTER.

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Ca va aller dit. N'est-ce pas que le commun de mortel disait qu'un chaos serait prévisible après les élections où en sommes-nous aujourd'hui? Peine perdue, la RDC est un pays des surprises, DIEU le tout puissant ayant son demeure en RDC, y veillera pour la bonne marche des institutions de notre pays. Walayi bilayi

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