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Agressions sexuelles : Koffi Olomide attendu devant la justice française

Agressions sexuelles : Koffi Olomide attendu devant la justice française 2019-02-09
Musique
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Le chanteur Koffi Olomide ici lors de sa condamnation en août 2012 à Kinshasa pour coups et blessures volontaires contre son producteur.

Visé par un mandat d'arrêt de la justice française, Koffi Olomide est attendu en France où il doit répondre lundi d'agressions sexuelles qui auraient été commises en région parisienne entre 2002 et 2006 sur quatre de ses danseuses.

La star de 62 ans sera-t-elle présente à la barre du tribunal de Nanterre (région parisienne) comme elle l'avait laissé entendre en juin 2018 lors de l'annonce de son renvoi ? Son avocat Emmanuel Marsigny, interrogé vendredi par l'AFP, ne l'a pas confirmé.

Mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, le chanteur congolais a vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés, l'enquête n'ayant notamment pas pu prouver que l'une des plaignantes était mineure au moment des faits.

Le sexagénaire est donc renvoyé pour atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité, et pour séquestrations avec libération volontaire avant le 7e jour.

Il doit également comparaître pour avoir facilité l'entrée et le séjour irrégulier en France des plaignantes et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant, voire en les privant de rémunération.

Deux hommes de main, soupçonnés de complicité, doivent également comparaître lundi.

Le huis clos devrait être demandé par les parties civiles, a-t-on appris de source proche du dossier.

Les plaignantes accusent M. Olomide de leur avoir imposé des relations non consenties, en France comme lorsqu'elles étaient en République démocratique du Congo (RDC) ou en tournée ailleurs.

Les faits retenus par l'accusation en France se seraient déroulés dans un pavillon d'Asnières-sur-Seine, au nord-ouest de Paris, où l'artiste hébergeait ses danseuses en marge de concerts ou d'enregistrements. Privées de document d'identité et de téléphone, elles y étaient gardées 24h/24 par trois hommes.

Lorsque leur patron en exprimait le désir, l'un des gardes les conduisait à lui, à l'hôtel ou au studio d'enregistrement le plus souvent, affirment-elles, évoquant des rapports imposés sans préservatif et des gifles quand elles se débattaient.

Certaines agressions se seraient également déroulées dans le pavillon-même ou encore dans les toilettes d'un supermarché.

Si elles se refusaient à lui, il ne les faisait plus travailler. Toutes ses danseuses subissaient le même sort, selon elles.

Les plaignantes, qui ont fini par s'échapper du pavillon une nuit de juin 2006, ont déposé plainte en 2007, 2009 et 2013 et ne sont plus jamais retournées en RDC, par peur de représailles.

"Incohérences" et "mensonges"

Koffi Olomide avait précipitamment regagné son pays en 2009 lorsqu'il avait appris qu'une mise en examen (inculpation), assortie d'un placement en détention provisoire, avait été requise à son encontre.

En juin 2018, lors de l'annonce de son renvoi devant la justice française, le chanteur a "fermement" contesté les faits, dans un communiqué publié par son avocat.

Selon Me Marsigny, le chanteur a, devant les enquêteurs, "souligné les incohérences et les mensonges de ses accusatrices", les accusant d'avoir "profit[é] de cette procédure pour notamment obtenir un titre de séjour sur le territoire français".

Ce n'est pas la première fois que la star congolaise, mariée et père de famille, a maille à partir avec la justice.

En France, Antoine Agbepa Mumba, de son vrai nom, a déjà été condamné en 2006 à un an de prison avec sursis pour fraude fiscale.

Dans son pays, il a été brièvement écroué en 2016, avant d'être libéré sous caution, pour avoir donné un violent coup de pied à l'une de ses danseuses.

En 2012, il avait déjà été condamné à trois mois de prison avec sursis pour des violences contre son producteur.

Et il fait actuellement l'objet d'un mandat d'arrêt de la justice zambienne pour avoir violenté la même année un photojournaliste rwandais à Lusaka. Appelé à comparaître dans la capitale zambienne en septembre dernier, le prévenu ne s'était pas présenté.


AFP / MCN, via mediacongo.net
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6 commentaire(s)

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Mwetu | KPA9K2V - posté le 10.02.2019 à 11:01

No tikela biso Mopao! Ces filles là ne sont pas des anges non plus.

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JKK & Shadary | 59S3XLJ - posté le 10.02.2019 à 06:59

Décidément, Koffi est un récidiviste méritant bien une sévère sanction. Bref, il doit répondre de ses actes.

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ouragan | RBEPVWD - posté le 09.02.2019 à 17:54

je ne comprends pas pourquoi ce type ne pas extrader pour qu'il aillent répondre devant la justice,KOFFI est un bon exemple de contre valeur arrogant et outranciers avec les mêmes pauvres congolais qui ont fait sa fortune

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Salima | TTYVYQL - posté le 09.02.2019 à 13:12

C'est un peu comme la CPI pour les non politiques. Et, avec la la fin de demandes d'asile sur base politique, c'est ce genre de construction certain/es feront pour rester en Europe.

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le Peuple d'abord | 9URPBVZ - posté le 09.02.2019 à 13:12

l'ETAT de droit arrive au grand galop en RDC, voilà pourquoi notre star commence à avoir le kimpelekese de se voir rattrapé par la justice congolaise, il préfère vite aller en France où il peut encore dormir dans des prisons propres au lieu de MAKALA si il est reconnu coupable . ELOKO NINI ESILAKA TE ? D'autres vont suivre comme Muzito ( crimes économiques) ou Tshibala… sans chasse aux sorcières.LA JUSTICE EST DURE MAIS C"EST LA JUSTICE POUR LUTTER CONTRE L"IMPUNITÉ. VIVE LA RDC VIVE LE PRËSIDENT ÉLU FATSHI !

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Le sage | SD3Y66Q - posté le 09.02.2019 à 12:56

Trop de casseroles sales.

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