
Science & env.
On n’arrête pas le progrès, dit le vieil adage. Aux Etats-Unis, l’Etat de Washington vient de légaliser la transformation du corps humain en compost. En clair, vous avez le droit de faire notamment du corps de votre proche disparu de l’engrais, semblable à celui utilisé pour nourrir les plantes. Petite précision tout de même ; cette mesure ne prendra effet que l’année prochaine.
Voilà une option qui vient s’ajouter aux trois autres qui prévalent déjà dans l’Etat de Washington. Jusqu‘à ce jour, les habitants de cet Etat pouvaient soit, enterrer leurs morts (l’inhumation), les incinérer (la crémation) ou encore, les embaumer. Désormais, ils pourront les transformer en engrais. Il est à noter que la nouvelle loi prendra effet dès le mois de mai 2020. Votée par le Parlement de Washington, elle représente du pain béni pour de nombreuses entreprises au rebond, qui ne demandaient que cela. En effet, il s’agit un formidable marché en perspective pour ces sociétés.
A ce propos, une start-up au nom très évocateur de ‘‘Recompose’‘ basée à Seattle (Etat de Washington) s’y est déjà mise depuis une dizaine d’années. Six volontaires se sont soumis à des tests ayant pour centre d’intérêt l‘étude de la décomposition du corps humain.
D’après les résultats de cette étude, l’engrais humain serait deux fois plus écologique que celui des autres corps, et cela, pour deux raisons : tout d’abord, le compost humain serait compatible à tous les genres de jardins et n’aurait aucune odeur. La deuxième raison se trouverait dans sa capacité à diminuer l’empreinte carbone du mort.
Notons au passage que l’empreinte carbone d’une activité humaine est une mesure des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique, c’est-à-dire qui peuvent lui être imputées.
Un mois de processus pour de l’engrais humain
"Recompose" affirme avoir mis sur pied un processus rapide et naturel de la décomposition du corps humain. Pour commencer, le cadavre est mis dans le "vaisseau", un conteneur dans lequel l’on a au préalable mis de la luzerne (une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Fabaceae, sous-famille des Faboideae, NDLR) et du copeau de paille.
Après cela, l’on n’a plus qu‘à laisser l’humidité et les bactéries faire leur travail. Pour rappel, un environnemet humide favorise assez rapidement le développement des bactéries. Un mois après le début du processus, le corps du mort sera de l’engrais empaqueté dans un énorme sac et remis à sa famille.
Du nom de "loi concernant les restes humains", la mesure a été signée le 21 mai par le gouverneur de Washington. Elle apporte ainsi une valeur juridique et légale à la "réduction biologique naturelle" du corps humain, du jamais vu dans la première puissance économique mondiale. Cette décision donne aussi naissance au tout premier centre funéraire de réduction biologique des Etats-Unis.
Qu’en est-il de l'éthique dans tout cela ? Pour l’heure, aucune réaction officielle de la part des défenseurs des droits humains et autres religieux.
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