
Provinces
Selon le Centre d'études pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l'homme (CEPADHO), l'attaque aurait été planifiée par un groupe de Maï-Maï dont la plupart proviendraient de Kabasha dans le territoire de Beni (Nord-Kivu). Ils se seraient scindés en groupuscules pour distraire les forces de l'ordre. Une section aurait investi la base logeant les équipes de la riposte, pendant qu'une autre opérait un assaut au sous-commissariat de la police de la place.
Les miliciens ayant investi la base de la riposte ont abattu successivement 3 agents de la riposte, dont Mme Kasongo Belinda, affectée par l'OMS à la commission de vaccination et deux chauffeurs attachés à l'équipe 7 de la riposte à Byakato. En outre, ils ont incendié 4 jeeps de la riposte et une moto, avant de saboter les tentes, les matelas et autres effets auxquels ils ont accédé. Ceux qui ont attaqué le sous-commissariat de la police ont réussi à saboter par balles 2 jeeps de la riposte qui y étaient gardées. L'intervention des forces de l'ordre et de sécurité pour mettre les assaillants hors d’état de nuire n'a pas été si aisée. Les échanges des tirs ont duré jusqu'à 7h15 le matin de ce jeudi 28 novembre. Un milicien Maï-Maï a été tué et 4 autres capturés.
Par ailleurs, selon le CEPADHO, on déplore la mort d'un autre civil atteint par les tirs croisés des belligérants. Il s'agit d'une femme connue dans la cité comme souffrant d’une maladie mentale. Trois autres civils auraient également été grièvement blessés par des balles perdues. En outre, d’autre sources du CEPADHO parlent d'un militaire tombé sous les balles de l'ennemi au cours de l'intervention des FARDC en appui aux forces de l'ordre.
Pour l'instant, bien que l'armée et la police maîtrisent la situation après la déroute des Maï-Maï, les activités sont restées paralysées à Byakato. Les boutiques, le marché et les écoles sont restés fermés et la circulation sur les voies publiques est interrompue . Pendant ce temps, les équipes de la riposte ont évacué leur personnel, craignant, disent-elles, pour leur sécurité. La Monusco a procédé à l'évacuation par hélicoptère des corps et des agents des équipes de la riposte qui ont survécu à l'attaque. Ce qui inquiète davantage les habitants.
Alors que ces attaques sont enregistrées à Byakato, dans le village voisin de Lwemba 4 décès communautaires ont été signalés, dont 2 survenus le mercredi 27 novembre et 2 autres le jeudi 28 novembre. Un cas serait déjà confirmé Ebola et d'autres personnes devraient subir des prélèvements pour connaître leur état avant enterrement digne et sécurisé. Il y a quelques semaines les équipes de la riposte contre Ebola avaient été contraintes de quitter Lwemba suite aux multiples attaques dont elles étaient la cible.
Parallèlement, une autre attaque qui visait à saboter le CTE (Centre de Traitement Ebola) de Mangina a été empêchée de justesse par la Police. Au cours des échanges des tirs avec les miliciens à Mangina, un assaillant a été tué et 2 autres ont été capturés cette nuit. Tôt le matin, dans leurs opérations de fouille et de ratissage, les forces de l'ordre ont encore réussi à mettre la main sur 2 autres Maï-Maï parmi lesquels un blessé, faisant ainsi un total de 4 capturés.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique Conférence de Munich : Denis Mukwege attribue la crise congolaise à une « mauvaise gouvernance » et plaide pour un dialogue national
16.02.2026, 10 commentairesProvinces Impôt sur les revenus locatifs à Kinshasa : Daniel Bumba fixe à 20% de retenue sur le loyer pour les immeubles de 1er rang et à 15% pour les 2ème, 3ème et 4ème rang
17.02.2026, 8 commentairesFemme Haut-Katanga : interdiction formelle du port des pantalons, mini-jupes et des habits du type sexy-body aux femmes de la Fonction publique !
14.02.2026, 5 commentairesOnt commenté cet article
Ils nous font confiance