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11 juillet 1960-11 juillet 2020 : Il y a 60 ans, Moïse Tshombe proclamait la sécession du Katanga

11 juillet 1960-11 juillet 2020 : Il y a 60 ans, Moïse Tshombe proclamait la sécession du Katanga 2020-07-11
Société
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En mai 1960, dans le cadre du processus de préparation de l’indépendance, les premières élections législatives du futur Congo-Léopoldville donnent la victoire au MNC de Patrice Lumumba, qui, après la proclamation de l’indépendance à Léopoldville le 30 juin 1960 confie la présidence à Joseph Kasa-Vubu.

Dès cette date, les violences de ce qui deviendra la crise congolaise se multiplient, car les partis exclus du gouvernement suscitent des troubles et les forces armées congolaises se mutinent. Le contexte de la guerre froide favorise ces troubles car chaque « bloc », Ouest et Est, soutient tel ou tel parti congolais.

Proclamation de l'Etat du Katanga

C'est ainsi que moins de deux semaines après la proclamation officielle de l’indépendance de la RD Congo, dans la nuit du 11 juillet 1960, vers 22h30, le docteur Moise Tsombé passe à la radio pour annoncer que la province du Katanga fait sécession et proclame unilatéralement son indépendance contre le pouvoir fédéral de Léopoldville (Kinshasa) du fraichement élu Joseph Kasa-Vubu et du premier 1er ministre congolais, Patrice Emery Lumumba.

Fils d'un homme d'affaires, Joseph Kapend Tshombe, aîné de 11 enfants et descendant direct de Mwata Yamvo, roi Lunda, Moïse Tshombé est né à Musumba dans l'actuelle province du Lualaba. Il étudia dans une école missionnaire américaine méthodiste à Mulungwishi dans la Province actuelle du Haut-Katanga puis à Kanene dans la Province actuelle du Haut-Lomami. L'administration coloniale lui refusa l'autorisation d'aller poursuivre des Etudes supérieures à l'Etranger comme l'avait prévu son père. C'est ainsi qu'il fût contraint de poursuivre des Etudes supérieures de comptabilité par correspondance (Canada). Dans les années 1950, il développa une chaîne de magasins au Katanga, et s'impliqua en politique, fondant le parti CONAKAT, prônant déjà un Katanga indépendant.

Elu président du Katanga en août 1960, Tshombe annonça : « Nous faisons sécession du chaos » (en référence aux troubles apparus dans le pays dès la proclamation de l'indépendance). Certains analystes pensent que Tshombe a fait sécession parce qu'il n'était pas dans le gouvernement de Lumumba.

Économiquement, il est alors soutenu par l’Union minière du Haut-Katanga (UMHK) – société coloniale belge associée à la puissante Société générale de Bruxelles et qui exploite les richesses minières katangaises.

Politiquement, Moïse Tshombé est appuyé par la Belgique et son armée - encore présente sur le territoire congolais - sous prétexte de la protection de ses nombreux ressortissants présents dans la province, mais également du soutien des réseaux de Jacques Foccart, le « monsieur Afrique » de l’Élysée (La France voulant profiter elle aussi de minerais katangais) ainsi que des différentes organisations anticommunistes internationales qui craignent les ingérences soviétiques – directes ou via leurs alliés – au cœur de l’Afrique, à la faveur de la décolonisation.

Le nouvel Etat ainsi proclamé s’étend sur une superficie de 496.877 km² (représentant plus de 20% du Congo ou soit environ la taille de l’Espagne) avec une population de 1.709.659 âmes (soit environ 13% de la population totale du Congo en 1960). Elisabethville (Lubumbashi) est choisie comme capitale avec 4 districts centralisés et dirigés par des gouverneurs (Haut-Katanga, Lualaba, Tanganyika et Haut-Lomami). Il émet très vite sa monnaie, crée sa police et son propre drapeau (un drapeau rouge et blanc barré obliquement de vert et comportant trois croisettes monétaires katangaises).

L'envoi de l'ONUC afin de « rétablir l’ordre au Congo »

Moïse Tshombe recevant le secrétaire général de l’ONU, Dag Hammarskjöld dans l'Etat du Katanga. (© Belgaimage)

Mais l’Etat du Katanga ne sera jamais reconnu par l’ONU, puisque les deux superpuissances de l’époque (USA et URSS), affichent alors des positions fermement anticoloniales. La question du Congo est inscrite dans les débats de l’ONU qui envisagera une intervention militaire et demande le retrait des Belges.

Les forces de l’ONU remplacent alors progressivement les troupes belges dans le Katanga, mais n’interviennent pas directement. Toutefois, la marge de manœuvre de l’ancienne puissance coloniale se réduit alors progressivement et, bien que le nouvel État du Katanga garde de nombreux cadres techniques et conseillers belges, il doit très tôt renforcer sa Gendarmerie katangaise en faisant appel à des mercenaires, les célèbres Affreux, parmi lesquels on compte notamment Jean Schramme ou Bob Denard. Dès lors, Patrice Lumumba se tourne ouvertement vers les Soviétiques, suivant en cela l’exemple de Fidel Castro à Cuba.

Le 21 février 1961, près d'un mois après la mort de Lumumba (le 17 janvier 1960), les relations sont rompues entre les gouvernements congolais et katangais et la guerre reprend. Le Conseil de sécurité des Nations unies décide alors d’envoyer des Casques bleus (les forces de l'Opération des Nations unies au Congo, ONUC) afin de « rétablir l’ordre au Congo ».

À la fin de l’année, l’armée gouvernementale congolaise et les troupes de l’ONUC lancent une attaque militaire contre celles de Tshombe. Alors qu’il négocie un cessez-le-feu entre l'ONUC et les forces katangaises, le secrétaire général de l’ONU, Dag Hammarskjöld, trouve la mort dans un accident d'avion alors qu'il devait s'entretenir avec le leader katangais, qui l'attendait dans la nuit à Ndola.

En décembre 1962, les troupes de l’ONUC finissent par prendre le contrôle d’Elisabethville (Lubumbashi) obligeant Moise Tshombe à prendre la fuite. 

En janvier 1963, il finit par se rendre et obtient l’amnistie pour lui-même et ses partisans. C’était la fin de l’Etat du Katanga qui n’aura existé que pendant 2 ans et 6 mois. C'est le début de l'exil pour le seul et unique Président de l'État du Katanga; d'abord vers la Rhodésie du Nord (actuelle Zambie), et plus tard vers l'Espagne.

Gouvernement Tshombe

Moise Tshombe (L) et Joseph Kasa-Vubu de retour de la conférence des leaders congolais. (© Terence Spencer/Archives The LIFE Images/Getty Images)

Le 10 juillet 1964, dans un Congo en pleine tourmente, Moïse Tshombe, 54 ans, est rappelé d'exil par le président Kasa-Vubu pour assumer le poste de premier ministre afin de réprimer la rébellion Simba menée par Antoine Gizenga et Pierre Muleledans dans l'est du Congo. Le nouveau Premier ministre annonce la composition de son gouvernement « de salut public » à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa). Il est désormais l’ultime recours, le seul homme politique capable de sauver le Congo. Et de combattre les rébellions lumumbistes, très actives à l’ouest du pays (Kwilu, avec Pierre Mulele) et à l’est (Nord-Katanga, Maniema, Kivu). Les dissidents ont même installé une République populaire du Congo à Stanleyville (actuel Kisangani). Pourquoi lui ? Il est riche, possède un carnet d’adresses impressionnant et compte beaucoup d’amis dans les milieux financiers internationaux.

Un an plus tard, le 18 octobre 1965, Tshombe fut démis par le même Président Kasa-Vubu apparemment pour « avoir utilisé des mercenaires blancs contre les rebelles », bien qu'il soit également prétendu qu'il aurait tenté de renverser Kasa-Vubu. En effet, en mai-juin 1965, Moïse Tshombe avait organisé des élections législatives qu'avait remporté haut la main sa coalition, la Convention nationale congolaise (Conaco). Celui que l’on appelle « monsieur Tiroir-Caisse » finit donc par lorgner le fauteuil présidentiel, d’autant que le mandat de Kasavubu s’achève. Mais celui-ci fait savoir qu’il est candidat à sa propre succession. 

En 1966, Joseph Mobutu, qui avait évincé Kasa-Vubu un an plus tôt, accusa Tshombe de trahison, qui prit de nouveau la fuite pour l'Espagne.

En 1967, il fut condamné à mort par défaut pour « avoir proclamé la sécession du Katanga ; avoir aliéné l’indépendance économique du pays lorsqu'il était Premier ministre en signant les accords réglant le contentieux belgo-zaïrois ; avoir constitué une armée de mercenaires ; avoir maintenu la subversion dans les unités katangaises de l’Armée nationale congolaise en vue de renverser le nouveau régime. »

Le 30 juin 1967, l'avion dans lequel Moïse Tshombe voyageait fut détourné, suite à un complot monté par Mobutu et la CIA, vers l'Algérie, où il fut emprisonné jusqu'à sa mort le 30 juin 1969 officiellement d'« une crise cardiaque » .

Quant à Lumumba, suite aux tensions avec Joseph Kasa-Vubu et Joseph Mobutu, il fut envoyé au Gouvernement katangais le 17 janvier 1961 où il fut exécuté le même soir, entre 21 h 40 et 21 h 43 d'après le rapport d'enquête belge. D'aucuns prétendent que Moïse Tshombe assista personnellement avec ses ministres Kitenge, Munongo, Kibwe, et les Belges Gat et Verscheure à l'exécution de Lumumba. Or, selon l'enquête menée par la « Commission Lumumba » en 2001, le Parlement belge a définitivement disculpé le leader sécessionniste en mettant implicitement en cause les services de renseignements américains et belges. 


Babunga / Infocongo / MEDIA CONGO PRESS
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16 commentaire(s)

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LE GLAS des imposteurs | 1XVY75Q - posté le 14.09.2020 à 17:06

Vanité de vanité, tous ces agitateurs sont où aujourd’hui??

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Kiangebeni-Dilungani (Benjamin) | VEL41BN - posté le 12.07.2020 à 15:45

La RDC est UN & indivisible comme l' Etat d' Israël.Nous sommes les Juifs spirituels.Premier Pays Chrétien dans le Monde entier...

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 12.07.2020 à 06:45

SALIMA: la dislocation de la RDC est en marche ,le concept de la démocratie ne marcheras jamais ,les gens manifestent contre malonda sans rien comprendre ils sont juste manipulés ,suivez l'abbé T'sholé chez Kassamba,Malonda étaient parmi les 6 près sélectionnés sur 26 candidats au départ de toute les confessions sur les critères établis d'avance par les confessions religieuses et la société civile,le candidat de la CENCO a était battu c'est les raisons de la protestation de lamuka et les 3 balubas éliminés par la CENCO c'est un marché de dupes

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Salima | TTYVYQL - posté le 12.07.2020 à 02:08

@SHAKA, il n'y a personne qui fait la RDC en dehors des populations autochtones propriétaires de leurs terres au Congo. Pas les USA, pas les banyamulenge, etc.

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 11.07.2020 à 22:11

SALIMA . je vous confirme que la RDC n'existeras plus dans sa forme actuelle ,d'ailleurs ce le souhait des USA et des autres puissances,le fait que Kabila réside encore en RDC et cadre le FCC retarde l'échéance, si il n'y a plus de Kabila le défouloir actuelle des certains congolais, c'est seras la confrontation directe du peuple avec le pouvoir en place tel qu'il soit,ce que vous ne dites pas en RDC est que sa richesse reste a trompent l'oeil,les minerais n'ont plus leurs valeurs des années 60 et la RDC a dejas vendues la majorité de ses concessions minières,les rebellions ses taillent une bonne part restante,la RDC ne pas industrialisées pour plus 80 millions des congolais au...

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Mampuya | T6L7OKA - posté le 11.07.2020 à 21:43

(suite) Le Congo c'est une création de Leopold III, depuis 1960 les congolais sont incapable des créer une Nation et patrie congolaise. Mobutu avait crée le Zaire, Kabila père et fils, de nouveau le CONGO. Mais il nous semble que beaucoup ont des difficultés de monter sur ce navire congo.

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Mampuya | T6L7OKA - posté le 11.07.2020 à 21:41

Il est bon de nous rappeler cette hitoire aussi sur le versant économique. Puisque l'UMHK l'union minière du Haut Katanga était une puissante conglomerat de l'industrie minière, mais surtout un Etat dans un Etat. Cette situation va opposer Mobutu aux belges,les 80 familles riches belges. Va conduire le rancunier Mobutu à la nationalisation puis à la Zairinisation de l'èconomie Congolaise. Début du déclin économique que nous vivons. Les crapuleux mercenaires vont révenir plusieurs fois au Congo. jusqu'aujourdh'ui l'ONU occupe le Congo, les puissances occidentales continuent à exploiter les faiblaisses des politiciens congolais,tjrs. pour le controlle de ce grand pays. Le Congo...

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Maria | B47M5NK - posté le 11.07.2020 à 20:07

CE COMMENTAIRE A ETE SUPPRIME POUR ARNAQUE

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Salima | TTYVYQL - posté le 11.07.2020 à 18:54

@SHAKA, bonne chance à vous alors. De toutes les façons, kongo sera grand de nouveau. Et moi j'aurai toujours accès à votre république de kivu ou maniema comme j'y ai une femme légalement mariée et 3 enfants.

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 11.07.2020 à 17:58

SALIMA tu raconte des bêtises pas besoin d'inga qui n'alimente meme pas votre capitale vas dire ça aux Kinois qui ne peuvent meme pas stockés les provisions faute de courant ,il suffit de construire les barrages dans nos rivières il y auras du courant ,soit les panneaux solaires ou les éholiennes, le Rwanda n'as pas besoin d'Inga ,le Burundi pourtant mieux alimenter en électricité et les autres pays Africains qui n'ont pas des fleuves

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GERTRUDE TSHEZA | PCK5MGU - posté le 11.07.2020 à 17:52

La balkanisation demeure la seule, inévitable, indispensable et incontournable solution pour la RDC.

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Salima | TTYVYQL - posté le 11.07.2020 à 17:39

Parmi nos richesses, un large flanc de l'océan Atlantique allant du gabon à luanda et la section terminale du majestueux fleuve congo avec la mine électrique éternelle de Inga. Et toutes les républiquettes du coins et l'Afrique viendront implorer une baisse de coût d'électricité et un passage vers la mer pour leurs produits à exporter. Alors, balkanisez cette RDC. Et pire, tout ce qui se construit à Kinshasa sera à nous à 100%. Pas de rwandais, pas de babembe, pas de katangais, tout le monde partira mains vides. Go on then!

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Salima | TTYVYQL - posté le 11.07.2020 à 17:29

Who cares République du katanga et Cie! Certains d'entre nous avions deja eu un royaume solide que Leopold II a balkanisé. Et on ne tirera pas un seul coup de feu pour le restaurer. Juste on dira aux belges de le restaurer, nous dédommageant en trillions de dollars pour nous avoir distrait et détruit pendant plus de 100 ans. Et ce royaume, kongo royal sera le havre de la paix et de la dignité humaine, le seul de la region.

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congo yetu | PXFHW23 - posté le 11.07.2020 à 15:43

ca sera le cas d'ici là

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SHAKA | 2ZKD172 - posté le 11.07.2020 à 15:25

il y auras un autre Tshombé bientôt avec le tribalisme actuel en RDC soit disant le peuple ,on se permet maintenant tout pour dire par la suite ce le peuple ,on payent les voyous quelques billets pour semés les désordres après on dit le peuple manifeste ,quelle escroquerie ? tout ça finiras bientôt par plusieurs petits pays comme en 1960

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OPINION LIBRE | 6MS7AT2 - posté le 11.07.2020 à 15:08

Des grands hommes qui voyaient déjà ce que nous vivons actuellement

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