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COVID-19: l'hypothèse de la fuite du laboratoire de Wuhan est "peu probable", selon certains experts

COVID-19: l'hypothèse de la fuite du laboratoire de Wuhan est "peu probable", selon certains experts 2021-06-10
Monde
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L'hypothèse d'une "fuite de laboratoire" à propos de l'origine de la pandémie de nouveau coronavirus est "bancale", a estimé le virologue australien Dominic Dwyer dans un article paru mardi dans le quotidien The Sydney Morning Herald.

Pour lui, sa principale faille est qu'aucune preuve ne montre que l'Institut de virologie de Wuhan (WIV) possédait le virus SRAS-CoV-2 avant le début de la pandémie.

"La fuite de laboratoire, pour qu'elle constitue une origine (...), signifie qu'ils devaient avoir le virus au départ et nous n'en avons pas la preuve", note celui qui a appartenu à l'équipe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) envoyée en Chine en janvier dernier.

En tant qu'institut de recherche "de premier plan" travaillant sur les coronavirus, le WIV n'aurait eu aucune raison de cacher en quoi que ce soit qu'il possédait le virus, juge ce professeur à l'Université de Sydney.

La Chine a semblé ouverte et coopérative dans l'enquête sur l'origine de la pandémie, assure-t-il. "Tous les endroits que nous avons demandé à visiter, ils nous ont laissés les visiter. Je pense qu'ils ont été plutôt ouverts."

L'équipe d'enquête de l'OMS a conclu qu'un virus passant d'un animal à l'autre, puis à l'homme, était la cause la plus probable, jugeant une fuite de laboratoire "extrêmement improbable", selon Dominic Dwyer. 

Et pour Peter Hotez, professeur à la faculté de médecine de Baylor à Houston, dans un entretien paru mardi sur le site du magazine US News & World Report.

Son origine serait liée à plusieurs facteurs, notamment les animaux hôtes, l'urbanisation, l'expansion de la déforestation et peut-être le changement climatique, qui "pourraient conduire à un contact accru entre les humains et les animaux, ou la capacité des virus de passer des animaux à l'être humain", alors que l'humanité n'a pas complètement compris leur interaction, dit-il.

Pour déterminer "les potentielles origines animales de la COVID-19", une équipe interdisciplinaire composée de scientifiques chinois et internationaux devait être établie pour "tester de manière exhaustive les espaces animales sauvages, dont les chauves-souris et possiblement les animaux domestiques, tels que le bétail", ajoute M. Hotez.

Après le SRAS en 2002 et le MERS en 2012, le SRAS-CoV-2 pourrait nous alerter qu'"une nouvelle épidémie grave de coronavirus pourrait surgir tous les huit à dix ans" et les humains doivent connaître l'origine de la COVID-19 pour "prévenir les pandémies de coronavirus", souligne-t-il.

Enfin le virologue allemand Christian Drosten, chercheur à l'Institut de virologie de l'Hôpital universitaire de la Charité à Berlin, interrogé sur les origines de ce virus et l'hypothèse de sa fuite dans un entretien diffusé le 5 juin par le magazine en ligne suisse Republik, juge "cette idée d'un accident scientifique (...) extrêmement peu probable parce qu'elle serait bien trop laborieuse".

M. Drosten, qui travaille sur les coronavirus depuis des années et qui a également joué un rôle important dans la découverte du coronavirus lié au SRAS en 2003, pense que l'origine la plus probable du nouveau coronavirus est l'élevage de petits carnivores et l'industrie de la fourrure.

A ses yeux, les déplacements internationaux et la consommation de viande ont également contribué à la propagation du SRAS-CoV-2 l'an dernier.

"Les voyages facilitent la transformation en pandémie d'une épidémie locale", dit-il. "Nous, les humains, utilisons de plus en plus de terres dans les zones animales sauvages et intensifions l'élevage du bétail", poursuit le scientifique en évoquant "la demande de viande d'une humanité croissante".

"Plus grande et condensée est la population animale, plus grand est le risque qu'un virus, une fois qu'il pénètre dans la population, se propage et mute" comme le SRAS-CoV-2, ajoute Christian Drosten.

 

 

 

 


Xinhuanet / MCP, via mediacongo.net
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