
Afrique
En Afrique du Sud, les autorités sont à pied d’œuvre pour récupérer des objets volés pendant les pillages de la semaine écoulée. Dans le township d’Alexandra, au nord de Johannesburg, policiers et soldats confisquent des biens qu’ils considèrent d’origine douteuse.
Dans une allocution télévisée vendredi soir, le président Cyril Ramaphosa a qualifié "d’attaques délibérées et planifiée" les troubles qui ont secoué le pays. Au moins 212 personnes sont mortes dans des violences, dont 180 dans la seule province du Kwa Zulu Natal. Le président sud-africain ajouté que l'objectif était de "paralyser l'économie, provoquer une instabilité sociale et affaiblir gravement" l'Etat.
La police enquête sur 12 personnes soupçonnées d'être les instigateurs des émeutes après l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma. Plus de 2 500 personnes ont été interpellées à ce jour. Le président Ramaphosa a promis de traduire les coupables en justice alors que 25 000 soldats viendront aider la police à maintenir le calme dans le pays.
Déclenchées en pays zoulou, les violences se sont ensuite étendues sur fond de crise économique et de chômageen raison des restrictions de la pandémie de Covid-19. Des entrepôts, usines et centres commerciaux ont été pris d’assaut dans les pires violences depuis la fin de l’apartheid. Les experts en sécurité s'accordent à dire que la police et les services de renseignement ont failli à prévenir les récents événements. Les autorités ont été "prises au dépourvu", a déclaré à l'AFP le spécialiste en sécurité de l'Institute for Security Studies (ISS), Gareth Newham.
Depuis quelques jours, des craintes de pénuries de carburant et de nourriture se sont emparées de certains habitants. A Durban, sur l'océan Indien, de longues queues ont continué à se former devant les supermarchés. "Il n'y a pas de pénurie de nourriture ou de marchandise dans la plupart des régions du pays", a assuré Cyril Ramaphosa, appelant à ne pas aggraver la situation en multipliant les achats de précaution.
Le président a également mis en garde contre ceux qui seraient tentés de faire justice eux-même. Ces derniers jours, des groupes de résidents parfois armés se sont organisés en patrouilles, pour protéger leurs quartiers, menant à de violents dérapages.
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