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Politique

Election en 2023 : le doute s’installe

2023-04-24
24.04.2023
2023-04-24
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Électoralement, plus rien ne permet de croire à la tenue de la présidentielle en décembre de cette année. La CENI peine à payer son personnel et sa première opération de révision du fichier électoral s’est plantée. Au plan politique, l’Union sacrée n’est pas rassurée.

Les frêles propos du président du Sénat sur l’avenir du pays dégonflent tout optimisme. Même du côté de l’opposition, ils en sont encore à la mise en place d’une méga plateforme électorale à même de contrer Félix Tshisekedi. Un décor qui n’augure aucun lendemain éclairé à la tenue des scrutins cette année 2023.

Opposition et majorité sont dans l’incapacité de rassurer quiconque quant à la possibilité d’organiser des élections dignes en décembre 2023. Puisque plusieurs impondérables s’y greffent. Guerre, insécurité, crise économique, tension sociale et tribalisme, tant de maux qui ne favorisent pas de meilleures conditions de sérénité pour le processus électoral. Surtout que la Commission électorale nationale indépendante ne rassure pas et le régime n’a pas le parfait contrôle de tous les adhérents de l’Union sacrée. « Dans ces conditions, organiser les élections, c’est faire un saut dans le vide », commente un analyste politique de la majorité.

« Nous ne sommes pas sûrs que tous ceux qui signent chez-nous sont avec nous. Je pense qu’il faut travailler à éviter des surprises désagréables », insiste cet analyste anonyme du pouvoir.

Ce malaise est aussi palpable au sein de l’opposition. L’absence du docteur Denis Mukwege au conclave des candidats à la présidence de la République à Lubumbashi a sonné comme un bémol, même si ses collaborateurs ont tenté d’en justifier le contexte. « Les leaders de l’opposition sont ensemble mais ils ne sont pas encore unis », fait observer un cadre de l’opposition. Car l’épineux problème résiderait au niveau de « qui » sera porté « candidat unique ». Tant les grands leaders de l’opposition ont horreur de tout volte-face de la part de celui qui sera porté à la magistrature suprême. Les opposants veulent se rassurer et s’organiser pour éviter toute surprise désagréable à l’avenir.

La CENI n’est pas à la hauteur de la présidentielle

Techniquement, la centrale électorale aura du mal à convoquer l’électorat à bonne date. L’expérience de la logistique électorale nauséabonde qui a servi à l’opération d’identification et enrôlement des électeurs n’est pas heureuse. Même le personnel électoral est à reconditionner au regard des dégâts causés lors de la révision du fichier électoral. Les données statistiques des électeurs sont toujours douteuses et les acteurs politiques se méfient d’une centrale électorale à l’ordre des politiciens. Certes, les gaffes il y en a eues.

Des kits entiers destinés à l’enrôlement qui ont été surpris entre les mains des particuliers. Et des incidents accumulés sur le parcours du processus. La marche de la CENI se fait à pas de tortue et rien n’indique que les scrutins seront au rendez-vous en décembre 2023. “L’idéal serait de changer l’équipe de la CENI pour créer un nouvel environnement à ces élections. Si l’on s’y engage sans précaution, tout peut arriver”, prévient un analyste politique de Kinshasa.

Pas de président élu en 2023

 L’élection présidentielle à la régulière ne tiendra pas cette année. Pourtant, à l’Union sacrée (majorité présidentielle), l’enthousiasme est à son comble. « Nous irons aux élections en décembre prochain et Félix Tshisekedi battra tout le monde, car en face de lui, il n’y a personne de suffisamment crédible », se rassure un intellectuel de la famille politique au pouvoir.

« La CENI ne proclamera qu’un seul candidat président de la République, c’est Félix Tshisekedi », conclut un parlementaire debout aux environs de l’hôtel Memling de Kinshasa.

Pendant ce temps, Martin Fayulu Madidi reste d’attaque : « le 24 janvier 2024 à minuit, Félix Tshisekedi dépose le pouvoir ». Pour l’ex-candidat à la présidentielle de 2018 comme pour la plupart des opposants, « en cas de non tenue des scrutins en décembre 2023, nous allons vers une transition sans Félix Tshisekedi ».

Landry Amisi
OURAGAN / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 1081 jours
(Suite) Peut-être demain, on va nous imposer, nous allons recourir à l'ADN pour identifier le vrai congolais. Mais pour l'instant, le vrai congolais aux affaires, doit briller pour les antivaleurs,et idolatries.

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Il y a 1081 jours
Le FCC-PPRD attendent impatiemment, que les gens reviennent à la raison cda au respect des textes et constitution. Le temps du kabilisme primaire nous a déjà coûté beaucoup, voir même l'est du pays à partager avec le Rwanda et l'Ouganda. Les banamulengwes étaient en RDC Zaïre depuis le temps de Mobutu. Les Adfs étaient là depuis le temps de Mobutu. Personne en ce temps là parlaient des infiltrés. Mzee qui avait utilisé le mot infiltrés, il avait ses raisons et sont des raisons qui étaient liés à son mouvement Afdl. Aujourd'hui nous préférons céder des terres, et combattre les infiltrés sur le reste du pays. Les parties utiles pour le pouvoir. Après la guerre 40-45 le monde occidentale avait choisi la démocratie et constitution démocratique comme système de convivence. Tous les partis politiques ont respecté et respectent. La Tunisie, la RDC et l'Égypte. Après une prétendu réussite à la transition démocratique. On a vue les racailles,on voit les pouvoirs autocratiques rétrogrades aux manœuvres. En Tunisie on parle de la substitution ethnique du pays, en RDC c'est la loi Tshiani. Peut-être demain, on va nous imposer, nous allons recourir à...

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Il y a 1082 jours
Les gros poissons de la politique Congolaise sont dans l'Union Sacrée. Même s'il n'y a pas élections cette année, Katumbi Kabila Fayulu vont organiser une deux ou trois marches pour réclamer le scrutin. Mais après cela, leurs membres seront essoufflés. Ce sera l'accomplissement de l'adage qui dit, "le chien aboie la caravane passe". Les élections auront lieu en 2025. To yebisaki bino.

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