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Politique

Kabila et Katumbi appellent à la résistance contre toute réforme constitutionnelle (Olivier Kamitatu)

2024-12-31
31.12.2024
2024-12-31
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Moïse Katumbi et Joseph Kabila

« Ils (Joseph Kabila et Moïse Katumbi) expriment par ailleurs fermement leur opposition à toute réforme constitutionnelle qui, dans les circonstances actuelles, s'avère illégale et inopportune et dont le but ultime n'échappe à personne : la consolidation de la dictature à travers une présidence à vie en RDC », rapporte un communiqué signé par Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, au sujet de la rencontre entre Moïse Katumbi et Joseph Kabila à Addis-Abeba, en Ethiopie, il y a de cela quelques jours.

« Tout en rappelant que personne n'est propriétaire, mais locataire du pouvoir, le bail démocratique étant à durée déterminée dans les conditions prévues par la Constitution », ces deux dirigeants de l'opposition appellent tous les Congolais à « résister activement face à la volonté affirmée par le pouvoir en place de rompre le pacte républicain, fruit d'un large consensus national ayant permis la réunification et la stabilité du pays, ainsi que le rétablissement des institutions démocratiques, au risque d'exacerber les divisions au sein de la population congolaise et d'achever le délitement de notre Nation ».

Ils lancent, par conséquent, un appel à « toutes les forces politiques et sociales qui inscrivent leur action dans la lutte contre la dictature et pour le bien-être du peuple congolais à joindre leurs efforts aux leurs ».

Après avoir observé une grave crise politique, sécuritaire et socio-économique que traverse la RDC et ses conséquences sur la population, Joseph Kabila et Moïse Katumbi lancent « un appel pressant à la paix et à l'unité nationale, tout en soulignant l'importance et l'urgence du respect des droits fondamentaux, aujourd'hui bafoués, des citoyens, de la préservation de la démocratie et de l'État de droit qui ont laissé place à l'oppression et à la dictature ».

Ils estiment que « l'ampleur de cette crise est telle qu'elle a provoqué des réactions inattendues de la part de certains qui ont choisi une option radicale pour se faire entendre », allusion faite sans doute à quelques acteurs politiques qui ont rejoint la rébellion du M23 et de l'AFC.

C'est dans cette optique qu'ils prennent prennent « « l'engagement d'œuvrer sans relâche pour une alternative crédible à la situation de désespoir, de pauvreté et de misère, de mauvaise gouvernance, de pillage des ressources nationales, de destruction des infrastructures, etc. qui sévit actuellement en RDC ».

Ils expriment également le regret sur le fait que « la communauté internationale se soit jusque-là accommodée des dérives du régime en place et l'invitent à sortir de son inaction et à accompagner les efforts du peuple congolais visant à se libérer d'une dictature assise sur des violations intentionnelles de la Constitution, la mascarade électorale de décembre 2023 et l'impunité assurée aux crimes les plus graves commis notamment à Goma, à Lubumbashi, à Kilwa et récemment à la prison centrale de Makala par les forces de défense et de l'ordre ».

Après cette première rencontre, ils envisagent de « poursuivre les contacts entrepris dans les jours qui viennent, et ce, sans exclusivité, afin de parvenir à une large mobilisation autour de ce combat contre la dictature et pour la démocratie ».

Joseph Kabila et Moïse Katumbi, partenaires de la majorité présidentielle de l'époque, ont connu le point de rupture dans leur rapport en 2015. Moïse Katumbi, gouverneur du Katanga à l’époque, avait alors appelé au respect de la constitution dans un meeting, en parlant de manière parabolique d'un refus d'une troisième penalty au président Joseph Kabila.

Cela lui a valu des démêlés judiciaires, allant jusqu'aux accusations d'atteinte à la sûreté de l'État. Moïse Katumbi était alors contraint à l’exil et n’avait pas pu prendre part à la présidentielle de 2018.

Face à l'ambition de la révision ou plutôt du changement de la constitution affichée par le président Félix Tshisekedi, des nouvelles dynamiques se dessinent au sein de l'opposition. Il y a d'un côté le bloc patriotique, qui réunit Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Joseph Kabila et Matata Ponyo, et de l'autre côté, il y a le sursaut national piloté par Delly Sessanga et d'autres mouvements citoyens.

Delly Sessanga s'est entretenu aussi récemment avec Martin Fayulu sur cette même question.

 

 

Dieumerci Lusakumunu
Top Congo FM / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 428 jours
Un certain Kabila avait ramené l'élection présidentielle à 1 tour au lieu de 2. Avait-il tenu compte des protestations et des menaces des paris politiques? On doit retoucher ou changer la Constitution. C'est une nécessité. Cela permettra de nettoyer les écuries d'augias que Kabila et ses collaborateurs tous traîtres avaient léguées à la nation.

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Il y a 428 jours
Les deux politiciens ont tout simplement rappelé à Tshilombo le respect de la constitution à laquelle il avait présenté serment. Le respect de son propre serment devant Dieu et la Patrie. Rien de plus. Le pays y gagnerait, surtout la démocratie, en ayant des hommes qui respectent le pacte Républicain.

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Il y a 428 jours
Kabila gagne quoi avec cette constitution?

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