
Société
Le député national et président du Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), Franck Diongo, sera bientôt jugé en procédure de flagrance pour séquestration des agents de l’ordre. C’est ce qu’a déclaré à l’Agence France presse (AFP), Barnabé Kikaya Bin Karubi, conseiller diplomatique du président Joseph Kabila.
Selon Kikaya Bin Karubi, le député national Franck Diongo s’est permis d’arrêter et séquestrer trois éléments de la Garde républicaine habitant le même quartier que lui. Franck Diongo les aurait amenés dans sa résidence où ils auraient subi de tortures. Alertée, poursuit Barnabé Kikaya, la police s’est rendue sur le lieu et a arrêté Franck Diongo en flagrance.
A en croire le le conseiller de Joseph Kabila, le président du MLP a été présenté au parquet hier, lundi 19 décembre. Dans les heures qui suivent, ajoute-t-il, le parquet devra entamer une procédure de flagrance.
Pour sa part, le député national Martin Fayulu (opposition) affirme que la résidence de Franck Diongo a été « encerclé » par ces militaires de la Garde républicaine avec pour mission d’arrêter le président du MLP.
« FrancK Diongo m’a appelé ce lundi 19 décembre à 12h43, m’apprenant qu’il était encerclé par des éléments de la Garde républicaine. Il fallait tout mettre en œuvre pour le sortir de cette situation. Ces militaires faisaient de tirs de sommation avant d’arrêter l’élu de la Lukunga. C’est ainsi que nous avons entrepris les démarches et obtenu l’accord de la Monusco pour sauver le député Diongo. Ils ont pu négocier et faire rentrer les choses dans l’ordre. Quelques temps après, nous apprendrons qu’un général a intimé l’ordre d’arrêter Diongo, prétextant que ce dernier avait séquestré les éléments de la Garde républicaine. Nous ne savons pas là où il se trouve en ce moment », a-t-il déclaré.
Franck Diongo est l’un des opposants farouches au régime Kabila. Il y a peu, il a refusé de prendre part aux négociations directes initiées par l’église catholique, entre les signataires et les non signataires de l’accord politique du 18 octobre à la cité de l’Union africaine (Kinshasa), sous la facilitation du togolais Edem Kodjo.
Selon certains témoins, la garde de l’opposant avait séquestré trois éléments de la Garde républicaine. Après négociations sous l’égide de la monusco, les trois éléments ont été libérés. Juste après le départ des éléments de la Monusco, Diongo et ses gardes seront arretés et amenés à une destination inconnue.
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