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Politique

Joseph Kabila reproche au Sénégal de donner la parole à son opposition

2015-12-19
19.12.2015 , Kinshasa
Politique
2015-12-19
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La pilule passe mal. Du 11 au 14 décembre, le Sénégal a accueilli une conférence de la fondation allemande Konrad-Adenauer-Stiftung sur les processus électoraux en Afrique. Outre le pays hôte, plusieurs pays africains ont été conviés à partager leur expérience : Tanzanie, Côte d’Ivoire, Mozambique, Namibie, Togo, Ouganda, Ghana et République démocratique du Congo (RDC). Mais Kinshasa s’est senti menacé.

L’objectif est de créer des « mouvements de perturbation » et un « pays africain » ne devrait pas autoriser des réunions « manifestement destinées à favoriser la déstabilisation » d’un autre, a tempêté le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Des allégations jugées « sans fondement » par Human Rights Watch, qui voit dans cette réaction une nouvelle tentative de « réprimer » l’opposition.

« Complots contre la République »

La tension est vive dans l’ex-Zaïre, où le cycle électoral est paralysé : le président Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001, élu en 2006 et reconduit en 2011 – ne peut pas se représenter en novembre 2016, mais l’opposition l’accuse de manigancer pour rester en place. La suspicion est si grande qu’elle refuse de prendre part à son futur dialogue national, qui doit jeter les bases d’élections « apaisées » et « crédibles ». L’église catholique, qui appelle le 16 février à marcher pour « consolider la démocratie », compte pour sa part assister aux pourparlers. Elle a d’ailleurs quitté la rencontre de Dakar en constatant que les seuls responsables politiques présents étaient des « opposants », ce qui menaçait sa « neutralité ».

L’un des initiateurs du forum est Filimbi (« sifflet », en swahili), un mouvement congolais qui se définit comme « citoyen » et « non partisan », mais à qui la RDC prête les mêmes intentions que le Balai citoyen : en octobre 2014, au Burkina Faso, il avait joué un grand rôle dans le départ de Blaise Compaoré, au pouvoir depuis vingt-sept ans et qui voulait s’y maintenir. Sur une vidéo, des opposants et représentants de la société civile chantent « Au revoir » à Joseph Kabila. Parmi eux, Fadel Barro, figure du mouvement sénégalais Y’en a marre, en pointe du combat, victorieux, contre un troisième mandat d’Abdoulaye Wade. Fadel Barro, que Kinshasa a pris en grippe, avait été expulsé de RDC pendant le lancement de Filimbi, en mars.

Les Congolais sont revenus du Sénégal sans encombre. Mais le 14 décembre, dans son discours à la nation, Joseph Kabila a prévenu qu’il ne permettrait pas que les efforts de paix accomplis au pays meurtri par deux guerres entre 1996 et 2003, et souffrant d’instabilité chronique à l’est « soient compromis » par ceux qui refusent le dialogue « au profit des complots contre la République ».

« Dialogue mort »

Fin janvier des manifestations parfois violentes dénonçant un projet de loi électoral ont été réprimées dans le sang. Ce scénario ne devrait plus se reproduire : le Parlement a voté le 15 décembre une loi sur les manifestations dont un amendement interdit l’usage d’armes létales par la police et stipule que l’armée ne doit intervenir qu’en renfort. Malgré tout, « dans les prochains jours, il y a risque d’une flambée de tensions, de manifestations pacifiques et de répression par le pouvoir », estime Juvénal Munubo, député de l’Union pour la nation congolaise (UNC), représentée à Dakar. Et la situation risque d’empirer « si la présidentielle est reportée », précise l’élu, auteur du fameux amendement.

La conférence de Dakar succède au rapprochement surprise, la semaine dernière à Paris, entre Moïse Katumbi probable candidat à la présidentielle, qui a récemment quitté la majorité dans la foulée de sept partis de la famille présidentielle et de Felix Tshisekedi, haut cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et fils d’Etienne Tshisekedi, l’opposant historique qui s’était déclaré « président élu » en 2011.

« Filimbi a réussi là où le pouvoir n’a pas réussi : rassembler l’opposition et la société civile », commente un diplomate. La rencontre à Dakar et les alliances à Paris ont provoqué une « prise de conscience assez violente que le dialogue était mort », ajoute-t-il, n’excluant cependant pas un coup de théâtre, l’ego et les intérêts des uns et des autres aidant. D’ailleurs, selon plusieurs sources, Felix Tshisekedi, présent au Sénégal, aurait de nouveau plaidé pour le dialogue. Sans succès.

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